Politique

SITUATION NATIONALE: LE PARTI POLITIQUE BEUG SÉNÉGAL SE PRONONCE


Notre pays, le Sénégal, traverse une situation économique, sociale, budgétaire et financière particulièrement délicate, marquée par un niveau d’endettement très préoccupant.
Dans un tel contexte, s’appuyer exclusivement sur une pression fiscale accrue et mal maîtrisée pour augmenter les recettes risquerait d’affaiblir davantage le pouvoir d’achat des ménages, tout en réduisant les capacités de production et d’investissement des entreprises et des autres unités économiques.
De même, une réduction drastique et insuffisamment étudiée des dépenses publiques, notamment celles à fort impact social, aggraverait la crise qui frappe déjà les couches populaires, en particulier les plus vulnérables.
En clair, à court terme, un excès de focalisation sur l’augmentation des impôts et taxes, ou sur une contraction budgétaire aveugle visant des dépenses d’équilibre social, ferait courir un risque réel d’étouffement de la machine de création de richesses. Et cela, sans pour autant garantir le respect de nos engagements financiers vis-à-vis des bailleurs et des fournisseurs de biens et services publics.
Notre économie souffre à la fois d’un double déficit de production et de consommation de richesses. Il faut résoudre ces deux fragilités dans un cadre cohérent, avec des solutions structurantes et innovantes, centrées sur les femmes et les jeunes avec aussi plus d’orientation stratégique vers les terroirs. C’est la conviction de notre parti Bloc Engagé pour l’Unité et la Gloire du Sénégal BEUG SÉNÉGAL qui s’inscrit pleinement dans cette stratégie de création et de distribution équitable des richesses, seule voie crédible pour un développement endogène durable.
En attendant, dans l’urgence notre pays doit faire face à la grande turbulence née d’une dette trop lourde à porter et à supporter avec des échéances énormes pouvant faire courir le risque de cessation de paiement, pour ne dire de faillite dans un très proche avenir. Il nous faut conjurer ce sort dramatique.
S’agissant précisément de cette dette, aujourd’hui de plus en plus difficilement soutenable, notre parti BEUG SÉNÉGAL estime qu’il ne faudrait pas exclure, si nécessaire, d’envisager dans les meilleurs délais des discussions franches allant dans le sens d’une modification de ses conditions et modalités de paiement. Autrement dit, BEUG SÉNÉGAL pense qu’il faut si nécessaire envisager une restructuration assumée et lucide de la dette sans préjudice pour les couches vulnérables de la population.
La réussite d’une telle démarche permettrait de dégager un espace budgétaire suffisant pour agir sur l’économie réelle, soutenir la production efficiente de richesses et renforcer l’emploi, notamment celui des jeunes.
Notre parti affirme qu’il faut impérativement dégonfler la bulle de la dette pour plus de respiration économique unique gage de plus de paix sociale garante de stabilité. Notre pays a besoin de stabilité dans l’intérêt de toutes et tous.
Proposer une renégociation des modalités de paiement de la dette n’est ni une faiblesse encore moins une honte : c’est au contraire un acte souverain de réalisme froid, un choix responsable d’État.
Il faut également convenir que les signaux envoyés depuis plusieurs mois, avec insistance et fréquence, par les marchés financiers internationaux et les agences de notation, sont autant d’alertes et d’invitations pressantes à plus d’unité nationale autour de l’essentiel. Cela implique une trêve dans les surenchères politiciennes parce que « l’heure sénégalaise » est d’une extrême gravité dans un contexte mondial et sous-régional d’insécurité qui frappe déjà à nos frontières.
Sans préjudice de l’affirmation républicaine des différences de perceptions et de critiques libres et respectueuses sur la marche du pays, les Sénégalais doivent faire bloc autour du minimum vital qu’est la protection de nos institutions, et notamment le Président de la République qui en incarne la clé de voûte. Au-delà de l’homme Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, c’est le Président de la République du Sénégal, son Gouvernement et l’ensemble des institutions de la République qu’il nous faut accompagner, sans calculs afin de redresser la barre d’une pirogue qui tangue déjà sur le plan économique et qui ne doit pas chavirer dans l’impasse.
Le parti politique BEUG SÉNÉGAL demeurera dans cette dynamique de réponse positive à l’appel à plus d’unité nationale, dans le respect des identités et des contributions de toutes les forces vives du pays. C’est à ce prix que nous pourrons donner à la Nation ses meilleures chances de traverser avec succès cette période difficile qui déjà n’épargne aucune catégorie sociale. La pirogue Sénégal ne doit pas chavirer et il y va de l’intérêt de chacun.
Vive la République ! Vive le Sénégal ! Un Peuple – Un But – Une Foi.
Pour le parti BEUG SÉNÉGAL,
Le Président Mamadou NDIONE, Maire de DIASS