À Charm el-Cheikh, Donald Trump s’autocongratule au «sommet pour la paix» à Gaza
Ce mardi 14 octobre pourrait marquer le début du « jour d’après » au Proche-Orient, après la libération des derniers otages israéliens encore en vie et le retour de centaines de détenus palestiniens, le tout sur fond de cessez-le-feu dans la bande de Gaza. C’est ce que veulent croire les dirigeants et organisations internationales réunis à Charm el-Cheikh en Égypte pour préparer la phase 2 du plan Trump.
À Charm el-Cheikh, on a surtout entendu le président américain s’autocongratuler longuement : « Ensemble, nous avons réussi ce que tout le monde disait impossible. Enfin, nous avons la paix au Moyen-Orient. »
Donald Trump a longuement remercié les chefs d’État et de gouvernement présents à ses côtés. Et il s’est pratiquement improvisé prophète en lançant que la Troisième Guerre mondiale ne débuterait pas au Proche-Orient, et que grâce à lui, il n’y en aurait pas.
La suite de son plan de paix s’élabore, avec trois priorités : l’aide humanitaire, avec des besoins qui dépassent ce que prévoit le plan Trump. La future gouvernance de la bande de Gaza, avec un Conseil palestinien apolitique qui doit se mettre en place. Une liste de noms existe, nous a-t-on dit de source diplomatique. Et puis avant la gouvernance, il faut sécuriser et stabiliser la bande de Gaza, ce qui inclut le désarmement du Hamas.
« Je ne parle pas d’un seul État, de double État ou de deux États »
Présent à Charm el-Cheikh lundi 13 octobre, le président français Emmanuel Macron veut un cadre légal pour accompagner une future force internationale : « Il y a une unanimité pour vouloir une résolution de Conseil de sécurité des Nations unies. J’en ai aussi parlé tout à l’heure [lundi 13 octobre, NDLR] avec le président Trump et le secrétaire d’État Rubio pour aller dans ce sens. Et donc, le travail va être mené entre nous tous pour avoir une résolution qui permette d’ancrer les choses et de donner un cadre qui donnera aussi à plusieurs forces internationales de se déployer en soutien. »
Ce sommet en Égypte a réuni des pays qui, très majoritairement, plaident pour une solution de paix à deux États : Israël et Palestine. Dans l’avion du retour, le président américain a évacué cette question en déclarant : « Je ne parle pas d’un seul État, de double État ou de deux États. Nous parlons de la reconstruction de Gaza. »

