CONSIGNATION DE 240 MILLIONS DE FCFA: Aliou et Aïssata Sall libérés sous contrôle judiciaire
Inculpés pour blanchiment présumé de capitaux, l’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et son épouse Aïssata Sall ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire après avoir versé une caution de 240 millions de francs CFA, hier. Leur avocat, Me El Hadji Diouf, dénonce une procédure infondée et assure que ses clients sont « blancs comme neige ».
Après trois jours de garde à vue, l’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et son épouse Aïssata Sall ont été libérés hier soir, mais placés sous contrôle judiciaire. Le Collège des juges financiers a validé la consignation de 240 millions de francs CFA déposée par le couple, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment présumé de capitaux. Selon leur avocat, Me El Hadji Diouf, cette mesure n’entame en rien la sérénité de ses clients.
« Ce contrôle judiciaire veut simplement dire que, pour voyager, il devra demander l’autorisation du juge. Le plus important, c’est qu’ils sont libres », a-t-il déclaré.L’avocat précise que l’arrestation du couple découle d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), lequel n’aurait pourtant révélé aucune opération suspecte dans la gestion des affaires d’Aliou Sall.
« Nous avons préféré consigner le montant pour éviter tout risque de mandat de dépôt. Cette somme nous sera restituée, car aucun délit n’a été commis », soutient Me Diouf, avant d’ajouter : « Aliou Sall n’a jamais blanchi d’argent, ni corrompu qui que ce soit. Il est sûr de lui et de la transparence de ses activités ».Les faits reprochés portent sur des opérations financières entre la Société Civile Immobilière (SCI) du couple et l’entreprise SERTEM, mentionnées dans le rapport de la CENTIF transmis au parquet financier. Le montant de 240 millions de francs CFA, équivalent aux flux enregistrés par leur société, a été proposé comme caution pour obtenir la liberté provisoire.
Pour Me Diouf, cette consignation est une simple garantie et non une reconnaissance de culpabilité. « Mon client est blanc comme neige. Il n’a jamais commis de malversation », insiste l’avocat. Ainsi, Aliou et Aïssata Sall restent libres, mais devront se présenter à la justice chaque fois qu’ils y seront convoqués, le temps que l’instruction suive son cours.
Viviane DIATTA

