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BABACAR NDIAYE, DG DE L’OGIS, SUR LA FINALISATION DES TRAVAUX DU STADE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR: « Nous suivons les recommandations de la CAF pour l’homologation »

Alors que la question du milliard supplémentaire pour la finalisation du stade Léopold Sédar Senghor suscite des interrogations, le Directeur général de l’Office national de gestion des infrastructures sportives du Sénégal (OGIS), Babacar Ndiaye, apporte des précisions.

Joint par téléphone, il assure que son office suit les recommandations de la Confédération africaine de football (CAF) pour permettre une homologation définitive, mais souligne que le coût exact des travaux ne relève pas de sa compétence.

« Dans le décret de création, il est dit que l’OGIS a un statut national et que les infrastructures à statut national sont classées par arrêté ministériel. À ce jour, seules deux infrastructures sont placées sous notre gestion : le stade Léopold Sédar Senghor et l’Arène nationale », a rappelé le Directeur général.

Concernant l’homologation, Babacar Ndiaye précise que les dernières finitions sont prises en charge par la Direction des infrastructures sportives du ministère.

Des réserves techniques à lever

La mission d’inspection de la CAF a émis quelques réserves, portant essentiellement sur des aspects de sécurité et de fonctionnalité. « Les inspecteurs ont demandé l’ouverture de deux portes supplémentaires pour faciliter l’accès aux vestiaires, cela est déjà fait. Ils ont aussi exigé que les rampes d’escaliers descendent jusque sur la pelouse afin de permettre une évacuation rapide en cas de panique. Il y a également quelques réaménagements dans les vestiaires, notamment au niveau des urinoirs, ainsi qu’un renforcement de la tribune presse », détaille Babacar Ndiaye.

Le reste, rassure-t-il, est conforme aux standards exigés. « L’état du gazon est bon, rien d’inquiétant », dit-il.

Flou autour du coût des travaux

Quant au milliard évoqué pour finaliser l’ouvrage, le Directeur de l’OGIS déclare ne pas être informé de ce montant. « Tout ce qui relève de la construction et de la finalisation des travaux reste sous la responsabilité du ministère », se dédouane M. Ndiaye.Pour Babacar Ndiaye, le Sénégal doit préserver les standards élevés atteints avec le stade Abdoulaye Wade.

« C’est une infrastructure classée parmi les plus modernes du continent. Aujourd’hui, la CAF a durci ses critères, et avec Diamniadio comme référence, on nous demande de maintenir ce niveau d’exigence. Mais rappelons que le stade Léopold Sédar Senghor n’est pas une création nouvelle, c’est une réhabilitation », argue-t-il.

Le stade, souligne-t-il, ne figure pas parmi les sites retenus pour accueillir les compétitions des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) 2026. « Il servira certainement de terrain d’entraînement et à d’autres usages », conclut-il.

Fatou DIOUF