Nuit de terreur à Touba : Un braquage vire à l’affrontement à Darou Tanzil, deux personnes blessées
La série de braquages sanglants se poursuit avec le même type de commando, la même approche, le même culot et la même violence.
Lundi 1er septembre, vers 4 heures du matin, neuf hommes armés de fusils et de machettes font irruption dans une villa de Darou Tanzil, un quartier de Touba. Selon la déposition à la police du chef de famille, un commerçant nommé Abdou Boye, les assaillants sont arrivés à bord d’un véhicule dont il ignore la marque. Les uns se précipitent sur l’enclos pour embarquer les moutons de race tandis que les autres fouillent les lieux à la recherche d’objets précieux et d’argent.
L’Observateur, qui relaye cette histoire dans son édition de ce jeudi, rapporte que les plans des malfaiteurs seront faussés par un imprévu : prenant son courage à deux mains, un neveu du commerçant, Abdou Khadre Bèye, décide de s’interposer. Il s’empare d’une machette et assène un violent coup à la tête au premier voleur qu’il croise. «Le malfrat tombe lourdement, inerte, baignant dans son sang», rapporte le quotidien d’information.
Deux des intrus surgissent et attaquent Bèye tandis que d’autres récupèrent leur camarade blessé et l’embarquent dans leur véhicule. «Craignant d’être démasqués par le voisinage ou de voir débarquer une patrouille de police, les assaillants décident de se replier, poursuit le journal. Mais avant de quitter les lieux, cinq d’entre eux se sont acharnés sur le Abdou Khadre Bèye. Pris violemment à partie, frappé à la tête et aux mains, ce dernier s’est effondré, gravement blessé.»
Le neveu du commerçant sera transporté d’urgence à l’hôpital. Plus de peur que de mal : «sa vie n’est plus en danger», rassure L’Observateur. Qui conclut : «La police de Touba, qui a ouvert une enquête, s’est lancée à la poursuite du commando armé, bien décidée à mettre fin à sa cavale et à rassurer une population plongée dans l’effroi.»

