Le Senegal veut inscrire le Magal de Touba au patrimoine mondial de l’Unesco
Le Grand Magal de Touba, déjà reconnu patrimoine culturel immatériel du Sénégal, pourrait bientôt franchir une nouvelle étape en étant inscrit sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO. L’annonce a été faite mardi 12 août 2025 sur la RTS par Oumar Badiane, directeur du Patrimoine culturel, et le Dr Khadim Ngom, Directeur de la Plateforme pour la Recherches et de Préservation du Patrimoine de Cheikh Ahmadou Bamba.
« Le Magal ne concerne pas uniquement les mourides, c’est un legs national », a insisté Oumar Badiane. « Il recèle des valeurs universelles de solidarité et de partage. Le patrimoine culturel immatériel, c’est avant tout un héritage, et celui du Magal appelle à l’unité de tous. »
Cette démarche est portée par la communauté mouride, en partenariat avec l’État, pour défendre le dossier auprès de l’UNESCO. « Le Magal est déjà inscrit au patrimoine immatériel national. L’étape suivante, c’est de présenter la requête à l’UNESCO, avec des témoignages, des livres, des photographies… Ce dossier, une fois accepté, aura une valeur éternelle, car il contribuera à préserver l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba », a ajouté M. Badiane.
Le processus d’inscription à l’UNESCO suit un cycle précis : dépôt de la candidature, analyse par une commission, puis vote des États membres. « Le travail préparatoire se fera au Sénégal. La communauté mouride va répondre aux questions liées à l’œuvre et à l’enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba, avec l’accompagnement de l’État », a expliqué le Dr Khadim Ngom.

