International

Serbie: onze arrestations dans le cadre de l’enquête sur l’accident de Novi Sad

L’accident avait provoqué la mort de seize personnes et déclenché un vaste mouvement de protestation en Serbie. Le 1er novembre dernier, un auvent de la gare de Novi Sad, la deuxième plus grande ville du pays, s’est effondré : des enfants figuraient parmi les victimes. Neuf mois plus tard, le parquet a annoncé ce vendredi 1er août l’arrestation de onze personnes, parmi lesquelles un ancien ministre.

Pour de nombreux Serbes, c’est la corruption qui a causé le drame. Et le procureur leur donne raison. C’est dans le cadre d’une enquête ouverte sur de possibles malversations financières que le parquet pour le crime organisé de Belgrade a annoncé l’arrestation de onze personnes ce vendredi 1er août : l’ancien ministre de la Construction, une ancienne ministre adjointe ainsi que des responsables d’établissements publics et d’entreprises privées.

Quatre entreprises avaient été sélectionnées pour mener le chantier de rénovation de la gare de Novi Sad. Et selon le parquet, deux d’entre elles ont été autorisées à facturer des travaux supplémentaires. Le chantier, estime-t-il, a coûté 115 millions de dollars de plus que prévu à l’État. Et les deux entreprises visées ont obtenu, selon le parquet, « un gain financier illégal » de près de 19 millions de dollars.

Neuf mois après le drame, des milliers de Serbes ont encore manifesté ce vendredi 1er août dans plusieurs villes du pays. Depuis l’accident, les protestations sont fréquentes. Des universités ont été bloquées et des cortèges ont rassemblé des centaines de milliers de personnes réclamant une enquête transparente, le respect de l’État de droit et des élections anticipées.