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Peluches Labubu: un groupe criminel démantelé à Shanghai

Elles ont des airs de lapins un peu monstrueux, s’arrachent dans les magasins du monde entier et trônent fièrement sur les sacs à main de Rihanna ou Dua Lipa : les peluches Labubu, phénomène pop venu de Chine, font aussi l’objet d’un intense marché noir. À Shanghai, la police vient de démanteler un important réseau de contrefaçon.
Huit personnes ont été arrêtées, accusées d’avoir fabriqué et vendu de fausses peluches Labubu, ces créatures mi-lapin mi-monstre devenues l’emblème de la marque Pop Mart. La police a saisi 5 000 jouets contrefaits, pour une valeur estimée à 1,7 million dollars.

L’affaire a commencé par le signalement d’un client ayant reçu une fausse poupée achetée en ligne. Pop Mart, basée à Pékin, a alerté la police. L’enquête a révélé une boutique en ligne qui proposait électroménager et gadgets électroniques, mais dissimulait en réalité un trafic de Labubu contrefaites.

Les faux jouets portaient des autocollants anti-contrefaçon et des marques falsifiées, destinés à tromper même les connaisseurs. Car les Labubu officielles, vendues environ 40 dollars, sont produites en éditions limitées… Et un modèle rare peut se revendre à plusieurs centaines, voire milliers de dollars sur le marché secondaire

Le phénomène dépasse la Chine : à Singapour, une famille a été filmée en train de voler des Labubu dans une machine attrape-peluches ; en Californie, des cambrioleurs ont ciblé un magasin pour en emporter plusieurs.

Symbole de la pop culture chinoise, Labubu illustre aussi les défis grandissants liés à la protection de la propriété intellectuelle face à un marché mondial friand de collectibles.