Perquisition au siège de l’office anti-stupéfiants à Nanterre dans le cadre d’un trafic de cocaïne
L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a perquisitionné mardi 22 juillet le siège de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) à Nanterre, tout comme les domiciles de deux de ses policiers. Selon le journal Le Parisien, ces perquisitions seraient liées au dossier d’importation frauduleuse de stupéfiants surnommé « Trident ». L’enquête de la police des polices porte sur une affaire de trafic de cocaïne. La cheffe de l’Ofast à Marseille et son adjoint, ont été mis en examen fin juin dans le cadre de cette même enquête.
L’enquête porte sur la disparition d’au moins 360 kg de cocaïne, des échanges de drogue qui auraient eu lieu entre des policiers et d’autres personnes, en dehors de tout contrôle hiérarchique. Dans ce dossier dirigé par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), la cheffe de l’Ofast à Marseille et son adjoint, ont été mis en examen fin juin notamment pour « complicité de faux en écriture publique par une personne dépositaire de l’autorité publique » et « violation du secret d’une enquête portant sur la criminalité organisée ». Trois autres policiers de l’Ofast de Marseille sont également inquiétés.
L’enquête surnommée « Trident » désigne une vaste opération d’introduction de stupéfiants en France, depuis la Colombie en avril 2023. Elle aurait été organisée sous la supervision de policiers de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) et en collaboration avec la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine. Cette « livraison surveillée » avait pour objectif de faire tomber Mohamed Mimo Djeha, un important trafiquant de la cité de la Castellane à Marseille, un des plus grands points de deal en Europe. Une opération qui avait tourné au fiasco. Et avait eu pour conséquence la perte de la trace de centaines de kilos de cocaïne.
Les perquisitions du mardi 22 juillet dans les bureaux et les domiciles de deux policiers de l’Ofast de Nanterre viennent s’ajouter au dossier et jettent à nouveau un lourd discrédit sur la lutte antidrogue française.

