155 universités privées ne disposent pas d’agrément
Les établissements privés d’enseignement supérieur pullulent. On en dénombre à la pelle proposant des formations et filières dans pratiquement tous les domaines. On en note même des universités privées qui forment des médecins. Procédant, hier, à la présentation de l’Agenda national de transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Antesri 2050), le ministre Abdourahmane Diouf a fait des révélations sur les universités privées. Il a annoncé que sur 298 établissements, 155 ne sont pas habilités. Sur les 298 recensés, il affirme que seuls 14 établissements fonctionnent avec un agrément définitif contre 86 établissements avec un agrément provisoire de plus de quatre ans et 55 établissements avec un agrément provisoire. «Nous leur tendons la main pour se faire régulariser. Si, malgré tous ces efforts, il y a encore des universités qui ne remplissent pas les conditions, on va devoir à notre corps défendant les fermer. Quand on va les fermer qu’elles ne viennent pas nous dire qu’on joue aux gendarmes. On leur a fait remplir tous les préliminaires de conciliation qui nous auraient permis de valider leurs diplômes», prévient le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.Sur un tout autre registre, il a abordé les résultats du Bac 2025. Dr Abdourahmane Diouf y voit une nette baisse en comparaison aux années précédentes. «Contrairement à l’année dernière où 78 000 admis ont été enregistrés avec un taux de 50,50 %, en 2025 une baisse conséquente a été notée. On a enregistré 69 474 admis soit un taux de 42,85 %». Saluant par la même occasion la bonne organisation du Bac avec le moindre de couacs. Il en profitera pour appeler à la stabilisation de l’examen du baccalauréat. Livrant les statistiques de l’enseignement supérieur, il a annoncé l’existence de 286 169 étudiants, 2 495 enseignants chercheurs et 8 Universités publiques….Face aux abandons et échecs d’étudiants, il signale que «sur 10 à la base il n’y a que deux étudiants qui auront leurs diplômes». C’est pour cela, dit-il, que le président de la République a demandé à revoir le modèle d’enseignement.

