Des groupes séparatistes accusent l’Inde de les avoir frappés par drone sur le sol birman
La situation est tendue à la frontière Inde-Birmanie depuis ce dimanche 13 juillet. Un groupe de séparatistes accuse l’armée indienne d’avoir mené des attaques de drones contre deux camps situés en Birmanie. Les rebelles disent avoir perdu au moins vingt de leurs hommes et compter autant de blessés, mais l’Inde nie son implication.
L’attaque, dont on ne connaît que la version donnée par les rebelles, a eu lieu en Birmanie, à la frontière du nord-est de l’Inde. Un ensemble de petits États indiens y sont coincés entre la Chine, le Bangladesh et la Birmanie. Les conflits ethniques y sont fréquents, et de nombreux groupes séparatistes y opèrent.
Parmi eux, l’ULFA, le Front uni de libération de l’Assam, un État riche en ressources, dont il réclame l’indépendance par la lutte armée depuis les années 1970, même si un cessez-le-feu partiel a été conclu en 2023. Selon son communiqué, l’attaque de drones aurait été soudaine et plusieurs hauts responsables auraient été tués.
L’Armée de libération du peuple (PLA), groupe qui milite pour l’indépendance de l’État du Manipur, affirme aussi avoir été frappée. Les deux groupes rebelles voient la main de l’Inde dans cette opération, mais aussi celle de la junte birmane, qui les combat.
New Delhi a opposé ce dimanche un démenti, affirmant ne rien savoir de cette attaque. L’Inde s’est cependant déjà livrée à des frappes en territoire birman contre des groupes désignés comme « terroristes ». Les rebelles ont prévenu qu’ils allaient riposter.

