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LA CHRONIQUE DE MLD: Le Senegal, hub de l’évènementiel mondial…Par Mamadou Lamine DIATTA

C’est connu, Dakar, porte de l’Afrique, a toujours été un véritable centre d’affaires, un lieu stratégique ayant déjà abrité plusieurs rencontres internationales comme le festival mondial des arts nègres en 1966 ou encore plusieurs sommets de la francophonie et surtout deux sommets de l’organisation de la conférence islamique (OCI)en 1991 et en 2008.
Mais avec l’organisation des JOJ Dakar 2026 dans quelque jours et celle des prochains jeux de la francophonie, le pays est quasiment propulsé au rang prestigieux de hub international de l’évènementiel. Ce n’est pas rien pardi ! Pour un pays au 5ème sous-sol avec une économie atone, d’inextricables difficultés de trésorerie et des finances publiques au point mort, il faut avouer que cela relève pratiquement du miracle pour ne pas dire de l’irrationnel. De ce point de vue, on peut quand même dire sans sourciller que ce pays est béni quelque part. Disons que malgré la récente détérioration de notre signature liée à un endettement massif de l’ordre de plus de 132% du PIB, les grands décideurs nichés dans les hautes sphères des salons feutrés du monde entier, continuent de faire confiance au génie sénégalais. C’est d’ailleurs tout le sens de la tenue à partir du 31 octobre 2026 des JOJ Dakar-Diamniadio-Saly, les premières olympiades organisées sur le continent comme pour magnifier la devise des jeux : l’Afrique accueille, Dakar célèbre…
En faisant le point de l’état d’avancement des travaux de réfection et d’embellissement du King Fahd Palace qui a d’ailleurs fait peau neuve, le magnat ouest-africain du tourisme-hôtellerie Racine SY disait à juste raison que les Sénégalais n’insistent pas souvent sur le caractère historique de ces JOJ. Il a tellement raison d’autant que dans cinquante ou cent ans, l’on évoquera encore le Leadership de ce Sénégal que le CIO a choisi parmi 54 autres pays africains pour abriter, incarner et vivifier les valeurs fortes de l’olympisme à savoir Excellence, Respect et Amitié. Et l’on chantera en chœur dans toutes les chaumières du Sénégal et d’Afrique : Citius, Altius, Fortius, Communiter : Plus vite, plus haut, plus fort-Ensemble. Une manière élégante de s’approprier avec bonheur la devise de cet idéal olympique cher à l’actuelle patronne du CIO la Zimbabwéenne Kirsty Coventry et au patron du COJOJ Mamadou Diagna Ndiaye.
Autrement dit, pour un Sénégal en proie à une crise économique et surtout financière sans précédent exacerbé par des querelles intestines au plus haut sommet de l’Etat, ces JOJ sont une véritable aubaine.
La récente implication de Youssou Ndour le Roi de l’Entertainment ( Divertissement) est franchement une idée géniale au regard de la forte capacité de mobilisation de la Star planétaire sans oublier l’influence qu’il semble exercer sur les couches populaires.
Oui, on le dira encore pour le ressasser, ces JOJ vont clairement booster l’environnement de la création et du partage des richesses. Tous les acteurs économiques du Sénégal se frottent déjà les mains. Il en est ainsi des hôteliers dont les réceptifs commencent à faire le plein, des artisans, des musiciens, des danseurs, des restaurateurs…Bref de tous les acteurs du dynamique écosystème informel. Rien que pour cet appel d’air et le fameux effet de ruissellement que provoquent ces richesses créées et partagées avec les couches les plus vulnérables de la société sénégalaise, les JOJ sont une chance inouïe pour ce Sénégal en grande difficulté.