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MISS LITTÉRATURE SÉNÉGAL, LA BATAILLE DES MOTS À PIKINE: Dix jeunes filles en route vers la couronne

Plus d’une vingtaine de candidates, un livre au cœur des débats et dix places pour la finale : la deuxième édition de Miss Littérature Sénégal a fait vibrer, samedi, le Complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine. Autour de l’ouvrage « Taxiwoman », d’Abdoulaye Fodé Ndione, les jeunes participantes venues des 14 régions du Sénégal ont rivalisé d’éloquence et de connaissances pour décrocher leur ticket pour la grande finale. Au terme de cette étape, dix jeunes filles ont été sélectionnées pour l’ultime rendez-vous, prévu le 14 novembre prochain à l’Institut français de Dakar.

Samedi, au Complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine, les livres étaient à l’honneur. Dans une atmosphère marquée par la concentration et l’envie de convaincre, les candidates de la deuxième édition de Miss Littérature Sénégal ont rivalisé de connaissances et d’éloquence autour d’une même œuvre : « Taxiwoman », d’Abdoulaye Fodé Ndione. Auparavant, les participantes venues de Dakar et des autres régions du Sénégal avaient passé des épreuves écrites destinées à tester leur culture générale. La rencontre a été rehaussée par la présence du préfet de Pikine, Amdy Mbengue, du maire de Pikine-Est, Cheikh Diop, de représentants des inspections d’académie et de la marraine, Fatoumata Diallo Bâ, et de Lala Aïcha Fall, représentante de Anta Babacar Ngom, député et leader du parti ARC.

Sur scène, les participantes se sont succédé devant les membres du jury, présidé par la professeure André-Marie Diagne. Micro en main, chacune devait démontrer sa compréhension du livre, restituer les éléments essentiels de l’histoire et défendre sa lecture de l’œuvre. Les regards étaient attentifs, les réponses pesées et les mots soigneusement choisis. Pour ces jeunes filles, l’enjeu était de taille : décrocher une place parmi les finalistes et poursuivre l’aventure jusqu’à la couronne.

Plus de vingt candidates ont ainsi pris part aux épreuves écrites, puis orales, dans un exercice mettant en avant la lecture, l’expression et la capacité d’analyse. Miss Littérature fait de la connaissance et de la maîtrise de la parole des critères essentiels pour départager les participantes. Au fil des passages, chacune a tenté de tirer son épingle du jeu. Certaines ont misé sur la précision de leurs réponses, d’autres sur leur aisance à l’oral devant un public attentif et leur capacité à exposer leur compréhension de l’œuvre. Une expérience qui invite les candidates à dépasser la simple lecture pour entrer dans l’analyse et l’interprétation du texte littéraire.

À l’issue des épreuves, dix jeunes filles ont été retenues pour la grande finale du 14 novembre prochain. Elles auront désormais pour objectif de confirmer leur talent et de convaincre une nouvelle fois le jury. Il s’agit de Khadidiatou Kane, Fatou Binetou Sène, Aïcha Rose Niassy, Mame Mbayame Niang, Dieynaba Bâ, Niama Boumaré, Aïda Bâ, Sophie Charlene Nasala, Fatoumata Diagne et Ndeye Ndiaye.

Avec cette deuxième édition, Miss Littérature remet le livre au centre de la scène et offre aux jeunes filles un espace pour faire entendre leur voix. À Pikine, samedi, la compétition a rappelé que la littérature est aussi une école de réflexion, d’expression et de confiance en soi. Le rendez-vous est donc pris pour le 14 novembre à l’Institut français de Dakar, où les dix finalistes se retrouveront pour l’ultime étape de cette aventure littéraire. La gagnante aura la lourde tâche de défendre les couleurs nationales au Bénin, face à des concurrentes venues d’autres pays d’Afrique.

Ce concours est chapeauté par la journaliste Salamata Ousmane Diallo. Son leitmotiv est de faire du livre, de la lecture et de la culture des leviers d’épanouissement et de valorisation du potentiel intellectuel féminin. Elle entend ainsi contribuer au rayonnement de la littérature sénégalaise et encourager les jeunes femmes à investir davantage l’univers du livre.

Adama AIDARA