DES COMMISSIONS D’ENQUÊTE…Par Mamoudou Ibra KANE
L’audition, ce lundi, de M. Abdou Karim Fofana, ancien DG de l’Agence générale du Patrimoine bâti de l’État, est la preuve que la bonne attitude est de répondre aux convocations des commissions d’enquête parlementaire. La politique de la chaise vide n’est pas la solution. Elle est rarement payante. Au boycott, il est préférable de réclamer, à bon droit, que le travail d’évaluation de l’action du gouvernement par les députés, qui comprend lesdites commissions, soit étendu à d’autres dossiers qui défraient la chronique. Et d’ailleurs, une des commissions d’enquête, celle sur les TRS (enprunts) est présidée par l’actuelle opposition parlementaire. Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin.
L’Assemblée nationale doit jouer son rôle tel qu’il est défini par la Constitution et les Lois de la République. Cependant elle n’est pas la justice. Cette fonction est dévolue au pouvoir judiciaire.
Pour rappel, les commissions d’enquête et autres auditions parlementaires ont toujours été source de bruit et de contestations, et cela ne date pas d’aujourd’hui. Quelques exemples : la commission d’enquête sur les « six milliards de SONACOS », la commission d’enquête sur l’affaire dite des vivres de soudure (riz), la commission d’enquête sur la présumée affaire des 94 milliards ou encore la famause proposition d’audition des gestionnaires des chantiers de l’ANOCI. Toutes ces « affaires » avaient fait pschitt ! Espérons qu’il n’en sera pas le cas cette fois-ci. Donc, rien de nouveau sous le soleil sénégalais !
Après ou concomitamment aux commissions d’enquête parlementaires, place à ce que nous appelons « commissions d’enquête populaires », c’est-à-dire le peuple. Autrement dit, il faut une mobilisation populaire pour exiger que la lumière soit faite sur tous les dossiers supposés nébuleux. N’est-ce pas, chers étudiants, pour ce qui est du Programme « un étudiant, un ordinateur » ? Il en est de même de la pêche, du foncier, des programmes spéciaux et de tous les comptes publics.
Mais il n’y a pas que le contrôle parlementaire, il y a aussi et surtout les corps de contrôle dont certains rapports s’amoncellent déjà.
Nous l’avons dit précédemment : la transparence dans la gestion des biens l’Ètat ne doit déranger personne.
Mamoudou Ibra KANE
Demain c’est maintenant

