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ELAGE DIOUF, CHANTEUR-AUTEUR-COMPOSITEUR: « Les JOJ sont une occasion de montrer au monde notre culture et nos valeurs »

Invité à participer à l’animation organisée à l’occasion du passage de la flamme olympique à l’Hôtel de Ville de Dakar, lundi dernier, Elage Diouf se réjouit de contribuer aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) « Dakar 2026 ». Le chanteur-auteur-compositeur sénégalais établi au Canada annonce la sortie prochaine d’une chanson spécialement dédiée à cet événement historique. Dans cet entretien, il invite les Sénégalais à faire bloc pour assurer la réussite de ces premiers JOJ organisés en Afrique.

Elage Diouf, quelles sont vos impressions sur les JOJ ? Vous avez été invité à l’Hôtel de Ville de Dakar et faites partie des artistes choisis pour assurer l’animation. Que représente cette invitation pour vous ?

C’est un réel plaisir de prendre part à cet événement. J’ai parfois eu le sentiment d’avoir été oublié parce que je ne vis plus au Sénégal. Certaines personnes pensent peut-être que je suis Canadien, mais j’ai toujours rappelé que je suis un enfant du Sénégal et que je suis né ici. C’est donc un honneur d’avoir reçu l’invitation de la Ville de Dakar pour collaborer à cet événement, porter la flamme et contribuer, grâce à ma musique, à la faire rayonner le plus loin possible. J’espère que tout se passera bien et que la jeunesse répondra présente. J’ai vraiment hâte de voir comment les JOJ vont se dérouler.

Votre musique cadre parfaitement avec l’esprit des JOJ, qui associent le sport, la jeunesse, la culture et la fête. Comment mesurez-vous la portée de cet événement organisé pour la première fois en Afrique ?

C’est une occasion exceptionnelle de promouvoir la destination Sénégal et de montrer au monde notre culture ainsi que nos valeurs. C’est notre moment. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour donner le meilleur de nous-mêmes. Les visiteurs doivent repartir avec une image positive du Sénégal. Nous parlons beaucoup de notre Téranga, mais le moment est venu de la montrer concrètement, et pas seulement d’en parler. Nous devons bien accueillir nos invités, les traiter avec considération et faire en sorte que cette première édition organisée en Afrique reste gravée dans les mémoires. Je souhaite que nous soyons à la hauteur et que nous donnions le maximum dans tous les domaines. Tout le monde doit être associé à cet événement afin que les JOJ soient une réussite totale. Faisons bloc et restons concentrés sur un seul objectif : faire rayonner le Sénégal à travers le monde.

Réservez-vous une surprise aux Sénégalais à l’occasion des JOJ ?

Oui. Je suis en train de terminer une chanson spécialement préparée pour les JOJ. Vous allez bientôt la découvrir, car elle sortira très prochainement, Inch’Allah. Elle est presque achevée. Ce morceau sera ma manière d’accompagner la jeunesse et d’apporter ma contribution à cet événement historique. C’est toujours un plaisir pour moi de servir mon pays. Je fais partie du Sénégal et il ne faut pas l’oublier.

Quel sera le titre de cette chanson ?

Je n’ai pas encore choisi le titre. En revanche, je peux déjà vous dire qu’il y aura de l’Assiko et beaucoup de voix. Ce sera une chanson rythmée et dansante, comme j’ai l’habitude d’en proposer. Parce que les JOJ sont un événement festif, joyeux et rassembleur. Inch’Allah, vous ne serez pas déçus.

Vos chansons accompagnent souvent les compétitions sportives, à l’image de « Foulak Fayda » ou « Wara Mbott ». D’où vient cette proximité entre votre musique et le sport ?

J’ai toujours été passionné par le sport, notamment le football, mais aussi par l’animation et la musique festive. C’est peut-être pour cette raison que ces chansons me viennent naturellement. Je fais des propositions en espérant que le public accueillera ces nouveaux morceaux avec autant d’enthousiasme qu’il en a manifesté pour « Foulak Fayda ». Cette fois-ci, il s’agit d’un contexte particulier, celui des JOJ. Mais les chansons dépassent souvent le seul cadre sportif. Elles peuvent accompagner la vie sociale, la politique et tous les grands événements qui rassemblent les populations. J’en suis très fier. Le sport et la culture vont de pair. Mon ambition est de créer avec le cœur et de me donner pleinement. Ensuite, le dernier mot revient aux mélomanes et au public.

Par Adama AIDARA