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Scandale sexuel dans une école de foot aux Maristes : Le coach Babou démasqué, révélations accablantes des pensionnaires

Selon les informations révélées par Libération dans son édition de ce samedi 8 août, le coach A. A. Babou, âgé de 45 ans, a été déféré au parquet à la suite de lourdes accusations de « viols répétés et d’actes contre nature » commis sur des pensionnaires mineurs d’une école de football située aux Maristes.

À ce stade de l’enquête, pointe le journal, au moins deux jeunes garçons, âgés de 11 et 12 ans, ont été formellement identifiés comme victimes présumées. La même source précise que ce sont les témoignages des enfants ainsi qu’un « certificat médical faisant état de lésions » qui ont directement conduit à l’interpellation de l’encadrant.

Des témoignages accablants de jeunes élèves

Dans les colonnes du quotidien d’information, la jeune victime A.T. (11 ans) livre un récit effroyable des agressions subies : « Coach Babou a abusé de moi à trois reprises jusqu’à pisser un liquide blanc. Lors de la dernière fois, ce 4 août, après la séance d’entraînement, il a enlevé mon caleçon. Il a ensuite sorti son sexe avant de me dire « Boy ding ma rayy rekk » [Garçon, tu vas me tuer]. » L’enfant ajoute qu’une autre fois, l’encadrant lui avait « ordonné de [se] déshabiller » avant de se coucher sur lui tout en pratiquant « des attouchements sexuels à S.M. ».

Ce second garçon, S.M. (12 ans), confirme le calvaire enduré et les menaces visant à imposer le silence : « Le coach a eu des rapports sexuels par derrière avec mon ami en flirtant avec moi. Il disait que si on parlait, il allait nous chasser de l’école. »

A.D. (16 ans), pensionnaire de l’établissement, va plus loin, rapportant qu’« un jour, après une rencontre entre écoles de foot, des membres de l’équipe adverse nous ont fait savoir que l’entraîneur faisait des choses bizarres à nos jeunes frères… ».

Interrogé par les enquêteurs, le mis en cause tente de justifier son geste par des explications confuses : « J’ai enlevé le caleçon de A.T. pour voir s’il était circoncis ou pas… ».

Face à la gravité de ces révélations et au mode opératoire décrit, les éléments recueillis laissent craindre un bilan encore plus lourd, Libération soulignant qu’« un risque important existe que d’autres victimes se manifestent ».