INDEMNITÉS DE LOGEMENT: Grève du personnel administratif des Universités publiques
Dénonçant « le dilatoire des autorités », la Fédération des Syndicats du PATS des Universités publiques a observé hier un débrayage. Les syndicalistes réclament l’application de la généralisation de l’indemnité de logement à l’ensemble des agents de l’État, annoncé en janvier dernier par les autorités.
Le personnel administratif, technique et service (Pats) des université des Centres des Œuvres universitaires a observé hier un débrayage pour réclamer l’application de la généralisation de l’indemnité de logement à l’ensemble des agents de l’État, annoncé en janvier dernier par les autorités. Après avoir décrété mot d’ordre de 24 heures, ces travailleurs membres de la fédération des syndicats du personnel administratif, technique et de service de l’enseignement supérieur ont interpellé les autorités sur les engagements pris en leurs faveurs lors d’un atelier tenu en avril dernier. À l’issue des travaux, renseignent les syndicalistes, un rapport a été élaboré et transmis au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. «Malheureusement, depuis le mois d’avril, la Fédération constate une absence totale d’évolution du dossier », ont dénoncé les syndicalistes dans une déclaration.Malgré les engagements pris et les nombreuses démarches entreprises, les négociations sont au point mort », ont-ils ajouté. Pour le personnel administratif, cette situation traduit un dilatoire injustifiable qui entretient l’inquiétude et le mécontentement des personnels. Les syndicalistes ont rappelé que cette rencontre avait pour objectif d’examiner la soutenabilité financière de la mesure, son cadre juridique ainsi que les modalités de sa mise en œuvre au sein des universités publiques et des Centres des Œuvres universitaires.
Dans la déclaration, la Fédération a rappelé aux autorités que l’État est une continuité. «Les changements intervenus à la tête des institutions ne sauraient remettre en cause les engagements déjà pris envers les travailleurs ni justifier l’enlisement d’un dossier qui a déjà fait l’objet d’études techniques, juridiques et financières approfondies », ont rappelé les syndicalistes. Tout en prenant acte de la disponibilité affichée par les nouvelles autorités du MESRI et de leur volonté déclarée de faire de cette question une priorité, la Fédération estime que le temps est désormais à l’action. « Les PATS attendent des actes concrets et un calendrier clair de mise en œuvre, et non de nouvelles promesses», ont-ils réclamé. Invitant l’ensemble des PATS des universités publiques et des Centres des Œuvres universitaires à participer massivement à cette action dans un esprit de responsabilité, d’unité et de solidarité, la Fédération réaffirme sa disponibilité au dialogue. Mais, a-t-elle vite précisé, celui-ci doit désormais déboucher sur des décisions concrètes. « Elle restera pleinement mobilisée jusqu’à la satisfaction effective de cette revendication, conformément aux engagements pris par l’État », a réclamé le personnel du centre des œuvres universitaires du Sénégal dans la note partage après le lancement du mot d’ordre.
Mamadou Lamine CAMARA

