LUTTE-FACE AUX DOUBLES CONTRATS ET AUX AFFICHES CONTESTÉES: La FSL serre la vis et impose de nouvelles règles
La Fédération sénégalaise de lutte (FSL) met fin à l’anarchie dans l’organisation des combats. Face à la multiplication des conflits entre promoteurs, des annonces prématurées et des litiges liés aux doubles contrats, l’instance dirigeante a décidé d’encadrer davantage les négociations. Désormais, aucune affiche ne pourra être rendue publique sans déclaration préalable et validation de la Fédération.
Soucieuse de préserver l’ordre sportif, la transparence et la crédibilité de la lutte sénégalaise, la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) a décidé de renforcer son dispositif de contrôle sur l’organisation des combats. Dans une circulaire adressée aux promoteurs, lutteurs, managers et autres acteurs du milieu, l’instance fédérale rappelle son rôle de régulateur et annonce une série de mesures destinées à prévenir les conflits récurrents qui secouent l’arène.
Ces dernières années, plusieurs affiches ont fait l’objet de controverses en raison de négociations parallèles, de doubles engagements ou d’annonces publiques effectuées avant toute formalisation. Une situation qui a souvent entraîné des tensions entre promoteurs et des incertitudes pour les lutteurs.
Pour mettre un terme à ces pratiques, la FSL exige désormais que tout promoteur ayant conclu un accord de principe ou engagé des discussions suffisamment avancées avec un lutteur en informe officiellement la Fédération avant toute communication publique. Une fois l’affiche validée, le combat devra être enregistré auprès de l’instance fédérale.
« Aucun combat ne peut faire l’objet d’une annonce officielle, d’une conférence de presse, d’une campagne médiatique, d’une publication sur les réseaux sociaux ou de toute autre forme de communication destinée au public avant l’accomplissement de cette formalité », précise la circulaire.
Loyauté et bonne foi exigées
La Fédération rappelle également à tous les intervenants de la chaîne de la lutte — promoteurs, lutteurs, managers, agents et intermédiaires — leur obligation d’agir dans le respect des principes de loyauté, de bonne foi et de respect mutuel.
En cas de différend portant sur l’organisation d’un combat ou sur la revendication de droits relatifs à une affiche, les parties concernées devront saisir immédiatement la FSL. Celle-ci se réserve le droit d’engager des procédures de médiation, de conciliation ou toute autre mesure prévue par les textes fédéraux.
Des sanctions en cas de non-respect
La FSL prévient enfin que toute violation de ces nouvelles dispositions pourra entraîner des sanctions disciplinaires et administratives conformément aux règlements en vigueur. L’objectif affiché est de garantir la stabilité du calendrier sportif, de sécuriser les investissements des promoteurs et de protéger les intérêts de l’ensemble des acteurs de la lutte.
Avec cette décision, la Fédération entend reprendre la main sur l’organisation des combats et instaurer davantage de rigueur dans un secteur régulièrement confronté à des conflits d’intérêts et à des batailles de légitimité autour des grandes affiches.
Fatou Diouf

