Dr CHEIKH OUMAR BA: « L’élevage est la clé de la résilience rurale »
La 14e réunion du Global Agenda for Sustainable Livestock (GASL), ou Agenda mondial pour un élevage durable, a démarré hier à Dakar sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikh Oumar Ba. À l’ouverture de cette rencontre internationale, le ministre a mis en exergue le rôle stratégique de l’élevage dans la sécurité alimentaire, la création d’emplois et la résilience des populations rurales.
Présidant la cérémonie d’ouverture de la Réunion du Partenariat multipartite (MSP), Dr Cheikh Oumar Ba a rappelé que l’élevage demeure un pilier fondamental du développement économique et social. « L’élevage constitue un levier essentiel de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de création d’emplois, de lutte contre la pauvreté et la clé de la résilience des communautés rurales », a-t-il déclaré.
Le ministre a souligné que la Stratégie nationale de développement (SND) 2025-2029, inscrite dans la Vision Sénégal 2050, accorde une place centrale au secteur de l’élevage dans la quête de la souveraineté alimentaire. Cette stratégie met notamment l’accent sur la valorisation des chaînes de valeur animales afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale.
Dr Cheikh Oumar Ba a également insisté sur la nécessité de renforcer les synergies entre les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement de l’élevage. Selon lui, la coopération transfrontalière constitue un levier incontournable pour relever les défis du secteur.
« Nous devons renforcer les synergies entre les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement de l’élevage, notamment à travers la coopération transfrontalière », a-t-il affirmé, saluant la présence des délégations venues de la Guinée-Bissau, de la Gambie, du Mali et de la Mauritanie. Ces pays, a-t-il souligné, jouent un rôle déterminant dans la gestion concertée des ressources pastorales et dans la promotion d’un élevage durable à l’échelle régionale.
De son côté, Aminata Maiga, coordinatrice résidente du système des Nations unies au Sénégal, a invité les différents acteurs à tirer pleinement profit de cette plateforme d’échanges. « Cette rencontre représente une opportunité précieuse. Elle nous permet de rapprocher les décideurs, les producteurs, les chercheurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile autour d’une ambition commune », a-t-elle déclaré.
Face aux défis croissants liés au changement climatique, Aminata Maiga a appelé à dépasser le stade des discussions pour privilégier des actions concrètes en faveur des acteurs du monde rural. « Le véritable défi n’est pas uniquement de poursuivre le dialogue. Il consiste à transformer ce dialogue en investissements, en politiques publiques efficaces et en résultats concrets pour les éleveurs, les pasteurs, les femmes rurales et les jeunes qui constituent la force vive de ce secteur », a-t-elle plaidé.
Cette 14e réunion du GASL, qui se poursuit jusqu’au 11 juin, réunit décideurs publics, chercheurs, partenaires techniques et financiers ainsi que représentants des organisations professionnelles autour des enjeux de durabilité, de résilience et de transformation des systèmes d’élevage en Afrique et dans le monde.
Mamadou Lamine CAMARA

