Société

MARISTES-LE CADRE DE VIE EN DÉGRADATION: Maristes Ca Kanam tire la sonnette d’alarme et mobilise les populations

Aux Maristes, la dégradation du cadre de vie est devenue une préoccupation majeure pour les résidents. À travers les nombreuses alertes reçues quotidiennement, l’association Maristes Ca Kanam (MCK) dresse un constat sans équivoque : l’occupation anarchique de l’espace public s’est durablement installée dans la cité. Face à cette situation, une mobilisation d’envergure est prévue ce samedi, avec une opération de nettoiement organisée avec l’appui de la SONAGED. Par la voix de son président, Mamadou Dione, l’association lance également un appel pressant aux autorités pour des solutions structurelles.

Épaves de véhicules abandonnées, cantines et tables marchandes installées sans autorisation, activités informelles de mécaniciens, menuisiers ou vendeurs en tout genre… Ces installations dictent désormais leur loi dans plusieurs zones du quartier. À cela s’ajoute la privatisation quasi totale des trottoirs par certains commerces formels, notamment des magasins et restaurants, rendant la circulation difficile, voire dangereuse, pour les piétons.
Le phénomène s’étend également aux garages clandestins de motos Jakarta et aux véhicules de transport irréguliers, devenus si omniprésents qu’ils se fondent désormais dans le décor urbain. Pour l’association Maristes Ci Kanam (MCK), cette situation constitue un véritable fléau aux conséquences multiples.

Un diagnostic alarmant : insécurité et insalubrité en hausse
Le diagnostic établi par MCK met en évidence une « insécurité croissante ». Certaines zones, notamment le long du mur de clôture de la SN HLM, sont devenues des « points récurrents d’agressions », régulièrement signalées sur les plateformes communautaires. Les espaces publics mal éclairés et fortement occupés favorisent ces actes, renforçant le sentiment d’insécurité chez les habitants.
Sur le plan sanitaire, la situation est tout aussi préoccupante. Des espaces publics sont transformés en lieux de vie sans aménagement adéquat, marqués par l’absence de sanitaires, la prolifération de dépotoirs sauvages et le déversement anarchique de gravats.
Le stationnement désordonné de véhicules contribue également à la présence d’animaux errants, aggravant les risques pour la santé publique. Face à ce tableau, l’association pointe aussi un déficit de sensibilisation des populations sur la préservation du cadre de vie, pourtant essentielle à toute dynamique communautaire durable.

Une grande mobilisation citoyenne ce 11 avril
Dans une volonté d’apporter des réponses concrètes, Maristes Ca Kanam, en collaboration avec la Direction générale du Cadre de vie, la Direction des Paysages urbains et des Espaces publics, la municipalité, la sous-préfecture, la SONAGED SA et plusieurs partenaires, organise une grande journée d’action citoyenne.
Prévue ce samedi 11 avril, à partir de 10 heures, aux Maristes 1, le long du mur de Ola Energy, cette initiative sera consacrée au désencombrement, au nettoyage et à l’embellissement des espaces publics. Placée sous le thème « Sétal Sunu Gox », cette journée vise à impulser une dynamique communautaire durable en faveur d’un cadre de vie sain, organisé et respecté.

Des mesures structurelles attendues
Au-delà de cette action ponctuelle, l’association appelle à des mesures fortes et durables. Elle invite les autorités locales à instaurer une politique de tolérance zéro face à l’occupation anarchique, à travers des opérations régulières de désencombrement et de contrôle.
Parmi les recommandations formulées figurent « la mise en place de programmes d’aménagement des espaces non occupés, l’interdiction formelle des garages clandestins de motos Jakarta dans la cité et l’application stricte des arrêtés municipaux, notamment en matière de stationnement des véhicules irréguliers, en particulier au rond-point de l’école japonaise ».

Un engagement collectif pour un changement durable
L’association Maristes Ca Kanam lance ainsi un appel à une forte mobilisation des résidents pour cette journée du 11 avril, première étape d’une série d’actions à venir. Pour son président, Mamadou Dione, seule une implication collective, soutenue par des mesures institutionnelles efficaces, permettra de restaurer durablement un cadre de vie digne pour les habitants des Maristes.
Cette initiative se veut un tournant décisif vers une prise de conscience et une responsabilisation partagée, afin de redonner à la cité un environnement à la hauteur des attentes de sa communauté.

Mame Ndella FAYE