SAINT-LOUIS’ DOCS 2026: 42 films de 22 pays pour une 17ᵉ édition sous le signe du cinéma du réel
La ville de Saint-Louis s’apprête à vibrer au rythme du cinéma documentaire. Du 28 avril au 2 mai 2026, la 17ᵉ édition du Festival international du film documentaire St-Louis’ Docs réunira 42 films issus de 22 pays africains et de la diaspora, confirmant son statut de rendez-vous majeur du documentaire sur le continent.
Prévu dans la ville tricentenaire de Saint-Louis, le Festival international du film documentaire St-Louis’ Docs s’impose, année après année, comme le premier rendez-vous du genre en Afrique de l’Ouest. Pour cette 17ᵉ édition, les organisateurs annoncent une programmation riche et engagée, fidèle à l’ADN du festival : célébrer « l’esprit du cinéma du réel ». Pendant cinq jours, réalisateurs, professionnels du cinéma et grand public se retrouveront autour de projections, rencontres et débats.
Au total, 42 films documentaires provenant de 22 pays africains et de la diaspora seront présentés, offrant un panorama diversifié des regards portés sur les réalités contemporaines. La sélection officielle se décline en plusieurs volets. Une sélection nationale avec 6 courts et moyens métrages. Des films d’ateliers (hors compétition) avec 10 œuvres. Une sélection internationale avec 14 courts métrages et 9 longs métrages. Les séances spéciales avec 2 films hors compétition
Au-delà des projections, le festival met un accent particulier sur la formation et la transmission. Masterclasses, débats et ateliers permettront aux jeunes cinéastes de dialoguer avec des professionnels confirmés. Dans cette dynamique, la résidence d’écriture de long métrage, pilotée par le producteur Souleymane Kébé, accueille cette année 11 projets issus de 7 pays, qui seront présentés lors du forum de production.
Hommages et mémoire du cinéma africain
Fidèle à sa vocation patrimoniale, le festival propose également un regard sur les œuvres des pionniers du cinéma africain. Cette édition met en lumière deux films restaurés du cinéaste sénégalais Mahama Johnson Traoré : Réou Tak, Njangaan. Ces projections offriront au public l’opportunité de redécouvrir des œuvres majeures du patrimoine cinématographique sénégalais. Par ailleurs, une rétrospective est consacrée à la réalisatrice franco-sénégalaise Alice Diop, avec des projections, rencontres et échanges autour de son parcours internationalement salué.
Malgré l’absence de salles de cinéma dans la ville, le festival continue de faire preuve de résilience. Selon les organisateurs, les projections grand public incarnent pleinement l’essence du documentaire : donner à voir le réel et susciter la réflexion. Le festival s’efforce également de produire des données statistiques, contribuant ainsi à la recherche sur les pratiques culturelles.
Présent lors de la conférence de presse, Aliou Kéba Badiane a souligné l’importance de l’événement. « Nous accusons un retard dans la diffusion de nos films. St-Louis’ Docs constitue un espace essentiel de diffusion, de formation et de partage pour les œuvres africaines et celles de la diaspora », a-t-il confié.
Ancré dans une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, le festival bénéficie d’un cadre unique où se rencontrent histoire et création contemporaine. En célébrant sa 17ᵉ édition, St-Louis’ Docs confirme son engagement en faveur d’un cinéma sincère, humain et profondément ancré dans le réel. Plus qu’un festival, il s’impose comme un véritable carrefour culturel africain, où se croisent regards, histoires et imaginaires.
Adama AIDARA

