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CAN 2025 retirée au Sénégal : Habib Beye démonte la décision de la CAF

La décision de la Confédération africaine de football de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique pour l’attribuer au Maroc continue de susciter de vives réactions. La dernière en date est celle de Habib Beye, entraîneur de l’OM et ancien international sénégalais, qui n’a pas caché son incompréhension.

Présent en conférence de presse ce vendredi, à deux jours de la réception de Lille, le technicien sénégalais a d’abord réagi avec une pointe d’ironie : « De façon ironique, je ne pense pas qu’ils puissent retrouver notre trophée ni nos médailles », a-t-il lancé avec un sourire. Avant d’adopter un ton plus grave pour analyser la situation.

« De façon plus sérieuse, je pense que cette décision est inadaptée, deux mois après avoir entériné ce résultat. C’est assez incompréhensible et, malheureusement, cela ne met pas en valeur la CAF », a-t-il estimé, pointant du doigt le timing et la portée d’une telle décision.

Ancien Lion de la Téranga (45 sélections, 1 but), Beye reconnaît toutefois la sensibilité du sujet : « C’est délicat pour moi car je suis très orienté. Il s’est passé plein de choses dans cette finale, avec un scénario rocambolesque, mais le titre a été glané sur le terrain, mérité. » Une manière de rappeler que, selon lui, la légitimité sportive du sacre sénégalais ne fait pas débat.

Au-delà du cas du Sénégal, l’entraîneur marseillais s’inquiète de l’image renvoyée par les instances du football africain : « Aujourd’hui, c’est une situation très difficile pour la CAF, pour les gens impliqués. On verra quelle sera la décision du TAS. J’espère qu’on en restera à celle du terrain. Cela ne met pas en avant notre continent à travers les décisions que nous prenons dans nos institutions. »

Enfin, Habib Beye a insisté sur la nécessité d’agir avec cohérence et dans le respect des règlements : « S’il y a une décision qui devait être prise, elle aurait dû l’être à l’instant t, en fonction des règlements. Même si cela aurait été difficile, tout le monde aurait compris. Là, j’ai l’impression qu’il y a surtout une incompréhension deux mois après face à une décision qui sera de toute façon difficile à vivre pour les deux nations. »

Avec l’Equipe