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BABACAR NIANE, IMAM ET ENSEIGNANT-CHERCHEUR A L’UNIVERSITE IBA DER THIAM: « Tout acte de bienfaisance dans ce mois est élevé au grade de farata, acte obligatoire… »

Enseignant-chercheur à l’Université Iba Der Thiam de Thiès et imam à la Cité Gendarmerie 2 de Keur Massar, Dr Babacar Niane a mis en lumière les immenses bienfaits du mois béni de Ramadan.

L’imam Babacar Niane explique que ce mois sacré est une période exceptionnelle de multiplication des récompenses. « Tout acte de bienfaisance accompli durant le Ramadan est élevé au grade de farata, donc un acte obligatoire. Et tout acte obligatoire est multiplié par 70 », explique-t-il.

Le Coran au cœur du RamadanPour Dr Niane, la lecture et le récital du Saint Coran occupent une place centrale dans la vie du croyant, et plus particulièrement durant le Ramadan. « La lecture ou le récital du Coran est important à tout moment de la vie de l’individu, et à plus forte raison pendant le Ramadan », souligne le chef du département Langues, Lettres et Sciences humaines de l’université Iba Der Thiam.

Il avertit que négliger le Coran prive le croyant d’innombrables mérites : « Le croyant perd beaucoup d’avantages et de récompenses qu’il aurait pu obtenir ».

Comportement exemplaire, même sur les réseaux sociaux

Abordant la question du comportement du musulman durant le mois sacré, l’imam insiste sur la dignité et la retenue, y compris dans l’usage des réseaux sociaux. « Le musulman doit se comporter dignement, pendant le Ramadan comme en dehors. Il n’est pas autorisé à lire, écouter ou perdre son temps sur des choses inutiles. Il doit également éviter de ternir l’image d’autrui, en raison de la sacralité de l’honneur humain », recommande-t-il.

Respect strict des heures de prière

Concernant la prière, Dr Niane rappelle que ses horaires sont clairement définis dans le Saint Coran.« La prière est une obligation pour les croyants et elle doit être accomplie à des moments précis », dit-il.Il distingue ainsi la prière accomplie à l’heure (moukhtàr) de celle effectuée en cas de contrainte (darûra), tout en mettant en garde : « Négliger les prières est une faute très grave ».

L’importance des prières surérogatoires (nàfilas)

Enfin, l’imam souligne la place essentielle des nàfilas durant le Ramadan. Ces prières surérogatoires sont vivement recommandées, car elles constituent une voie de pardon et d’élévation spirituelle.Se référant aux enseignements du Prophète (PSL), il rappelle que « celui qui accomplit ses prières surérogatoires avec conviction et dévotion sera pardonné de ses péchés antérieurs ».

À travers ses recommandations, Dr Babacar Niane invite ainsi les fidèles à faire du Ramadan un mois de discipline spirituelle, de maîtrise de soi et de quête sincère du pardon divin.

Mamadou Lamine CAMARA