Le Royaume-Uni refuse de «prêter» des bases aériennes aux États-Unis en cas de frappes sur l’Iran Donald Trump s’accorde dix à quinze jours pour décider de frapper ou non l’Iran.
Le Royaume-Uni refuse de «prêter» des bases aériennes aux États-Unis en cas de frappes sur l’Iran Donald Trump s’accorde dix à quinze jours pour décider de frapper ou non l’Iran. Le président américain a tout de même déjà sollicité le soutien de certains alliés, comme le Royaume-Uni, mais Londres refuse de « prêter » ses bases aériennes.
Le Royaume-Uni ne va pas autoriser les bombardiers américains à faire escale, ni sur la base de la Royal Air Force de Fairford dans l’ouest anglais, ni sur l’île de Diego Garcia dans l’archipel des Chagos. Car le gouvernement ne soutient pas d’éventuelles frappes militaires en Iran : officiellement, l’exécutif britannique indique soutenir les négociations en cours sur le nucléaire et craint que de telles frappes soient illégales. Le « prêt » de ces deux bases aériennes fait l’objet d’un vieil accord entre Londres et Washington. En janvier, par exemple, c’est de Fairford que les États-Unis ont lancé l’opération de saisie du Marinera au large de l’Islande. Mais le Royaume-Uni doit consentir aux interventions. Selon le quotidien The Times, les conséquences du refus britannique ont été quasi immédiates. Moins de 24 heures après avoir téléphoné à Keir Starmer, Donald Trump retirait son soutien à l’accord britannique de restitution de l’archipel des Chagos à l’île Maurice. Un soutien primordial, puisque les États-Unis y louent la base de Diego Garcia. Son administration avait pourtant validé le texte en début de semaine.

