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Mouhamadou Bamba Cissé : « La présence des Forces de défense et de sécurité s’inscrivait dans une logique de protection des biens publics »

Après la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’Université Cheikh Anta Diop, plusieurs ministres étaient face à la presse ce mardi 10 février 2025. Mouhamadou Bamba Cissé, ministre de l’Intérieur, était parmi eux. Il a tenu à clarifier certains faits.

Mouhamadou Bamba Cissé a d’abord présenté ses condoléances à la famille d’Abdoulaye Ba, à ses amis et à tous les étudiants. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique estime également que ce qui s’est passé à l’Université Cheikh Anta Diop est une véritable tragédie. Ainsi, il tient à rassurer : « Je comprends l’indignation et les interrogations qui s’expriment. Elles peuvent se justifier. Je tiens à rassurer les citoyens : une enquête est en cours pour déterminer les circonstances du décès ».

Monsieur Cissé ajoute également qu’il est conscient que la situation de l’université est alarmante. Néanmoins, il tient à préciser : « Il faut dire que nous sommes aussi dépositaires du renseignement. On ne peut pas être au même niveau d’informations que quelqu’un qui est en dehors du renseignement. Nous avons reçu des renseignements précis montrant que certaines personnes allaient s’en prendre à des infrastructures. Elles ont commencé à s’en prendre aux restaurants… La présence des Forces de défense et de sécurité s’inscrivait dans une logique de protection des biens publics ». En outre, il tient à condamner : « Sur le terrain, il y a eu des actes de violence qu’on a vus de part et d’autre, même venant des FDS ».

Pour Me Bamba Cissé, « L’État est certes dépositaire de la violence légitime, mais il faut que cette violence soit calculée, équilibrée et nécessaire pour faire cesser un fait. Mais on ne peut pas aller au-delà pour commettre des choses qui relèvent d’infractions pénales. Il y a eu des fouilles dans les chambres des étudiants qui ont mené à des découvertes, notamment de grenades lacrymogènes ».

Avant de finir, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a déclaré : « Nous épousons la cause estudiantine lorsqu’elle est légitime. L’université n’est pas un lieu de guerre. L’université est un lieu de paix, d’apprentissage. Nous sommes convaincus que l’écrasante majorité des étudiants est mue par un désir d’apprendre. Ces étudiants méritent d’être encadrés, ils méritent d’être aidés ».