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LUTTE – SANCTION DISCIPLINAIRE: Petit Baye Fall suspendu trois ans de toute activité liée à la lutte

Ibrahima Badiane, dit Petit Baye Fall, pensionnaire de l’écurie Kaay Bakh, a écopé d’une suspension ferme de trois ans de toutes les activités relevant de la Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL). La décision a été prise par la commission de discipline fédérale à la suite des violences survenues lors d’un face-à-face promotionnel.

Les faits remontent au samedi dernier, en prélude au combat qui devait opposer Petit Baye Fall à Babacar Diallo, dit Boy Dakar, de l’école de lutte Doudou Baka Sarr. Ce face-à-face, pourtant inscrit dans le cadre des activités promotionnelles encadrées par la Fédération, a dégénéré en scènes de violence. Le lutteur de Kaay Bakh a asséné deux coups de poing à son adversaire.

Dans sa décision, la commission de discipline souligne que ces actes constituent « une violation grave des règles disciplinaires, du protocole fédéral, des engagements contractuels et des principes d’éthique sportive ». Elle insiste également sur « la gravité des faits, leur caractère volontaire, les antécédents observés dans l’arène et la nécessité d’une sanction exemplaire afin de préserver la sécurité des acteurs et l’image de la lutte sénégalaise ».

En conséquence, la commission a décidé que « le lutteur Ibrahima Badiane, dit Petit Baye Fall, est suspendu de toute activité relevant de la Fédération Sénégalaise de Lutte pour une durée de trois (3) ans ferme, à compter de la date de notification de la présente décision ».

Durant cette période, il lui est strictement interdit de « participer à toute compétition officielle, prendre part à des manifestations ou événements organisés sous l’égide de la FSL, exercer toute fonction ou rôle officiel lié aux activités fédérales ».Par ailleurs, indépendamment de la sanction disciplinaire, l’instance fédérale a également ordonné le remboursement de l’avance contractuelle perçue par le lutteur.

« Le lutteur Ibrahima Badiane, dit Petit Baye Fall, est tenu de rembourser au promoteur l’intégralité de l’avance financière perçue dans le cadre du combat programmé. Ce remboursement découle de la faute grave ayant entraîné des conséquences directes sur l’organisation du combat et engage la responsabilité contractuelle du lutteur », précise la commission.

La Fédération justifie cette décision par « la nature volontaire et violente de l’acte commis hors cadre de combat, la violation des règles d’encadrement des face-à-face et la politique fédérale de tolérance zéro face à la violence ».

Fatou DIOUF