INCIDENTS DE LA FINALE DE LA CAN 2025: Les supporters sénégalais toujours en détention au Maroc, selon Me Patrick Kabou
Interpellés lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 opposant le Sénégal au Maroc, le 18 janvier dernier, plusieurs supporters sénégalais demeurent toujours en détention provisoire. L’information a été confirmée, hier, par Patrick Kabou, membre du pool d’avocats en charge de leur défense.
À la suite des incidents survenus en marge de la finale de la 35ᵉ édition de la CAN, des supporters sénégalais avaient été arrêtés puis placés en détention provisoire à Rabat. Depuis, l’opinion publique sénégalaise suit de près l’évolution de cette affaire, d’autant plus que la récente visite du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, au Maroc, sur invitation de son homologue Aziz Akhannouch, avait suscité l’espoir d’une libération imminente des détenus.
Un espoir qui ne s’est, pour l’instant, pas concrétisé.Mandaté par la Fédération sénégalaise de football, Me Patrick Kabou a fait le point sur la situation à l’issue de la réunion quotidienne du pool d’avocats, hier.
« Je découvre, comme tout le monde, les informations concernant nos compatriotes détenus à Rabat. Le pool d’avocats se regroupe chaque jour à 18 heures pour faire le point sur l’évolution de la situation et les actes à poser sur le plan procédural. À l’heure où nous terminions notre réunion, nos compatriotes étaient toujours en détention provisoire », a-t-il indiqué dans un communiqué.
L’avocat a également tenu à rappeler le cadre strict de son intervention à l’international. « Conformément à la procédure, les informations relatives à nos compatriotes passent d’abord par nos autorités diplomatiques sur place, notamment l’Ambassadeur et le Consul général, avant d’être transmises aux instances concernées », a-t-il précisé, tout en saluant « le professionnalisme, l’engagement et l’efficacité de la représentation diplomatique et consulaire du Sénégal au Maroc ».
Pour rappel, l’audience initialement prévue le 22 janvier a été reportée au 29 janvier prochain, en raison d’un mot d’ordre de grève annoncé par les avocats marocains.
Fatou DIOUF

