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CAF ET FIFA, LA PLANÈTE ENTIÈRE VOUS OBSERVE !

Les caméras du monde ont tout vu. Les harcèlements répétés et les vols de serviettes subis par le gardien de but sénégalais, orchestrés par des ramasseurs de balles et même par le capitaine adverse et des officiels marocains, ont mis en lumière l’injustice flagrante qui a frappé l’équipe du Sénégal.

Malgré ces faits, le Président de la FIFA a implicitement désigné le Sénégal comme coupable, et la CAF est restée coupablement passive, s’abstenant de sanctionner l’équipe marocaine après sa demi-finale contre le Nigeria.

Pire, cette même CAF a décerné le trophée fair-play au capitaine du Maroc stratège en vols de serviettes. Pendant ce temps, des coups de poing ont été portés aux supporters sénégalais par des préposés marocains à la sécurité. Les supporters sénégalais n’ont fait que réagir comme tout humain à cette injustice manifeste.

Comment peut-on ignorer toutes ces preuves filmés et ne retenir que le refus momentané de l’équipe du Sénégal de jouer, ou la réaction de ses supporters ?

Le Sénégal n’a jamais posé un acte de forfait. Il a exprimé un refus temporaire de jouer face à l’injustice et cet acte n’est pas un scoop mondial. Il y’a eu des précédents ! La planète entière a salué la sagesse et le courage des joueurs et du staff sénégalais lorsqu’ils ont décidé de revenir sur le terrain. Il ne s’agissait donc en rien d’un refus définitif, comme le stipulent les règles du jeu.

Aucun acte de violence de la part des joueurs ou du staff sénégalais n’a été constaté, malgré le placage au sol de son gardien remplaçant, les vols répétés de serviettes et le harcèlement constant par des ramasseurs de balles et même par un officiel marocain en costume.

En vérité, le Maroc, pays organisateur, a failli à ses obligations élémentaires de protection des joueurs, de sécurisation de l’aire de jeu et de garantie de la sécurité des supporters sénégalais qui n’ont fait que se défendre face à des agressions filmés de préposés marocains à la sécurité du stade. L’équipe du Sénégal a joué contre onze marocains et des officiels qui étaient sur la main courante en posture d’aide manifeste et inélégante à leur équipe.

Tous ces manquements organisationnels engagent pleinement et exclusivement la responsabilité du Maroc et de la CAF, organisatrice institutionnelle, qui d’ailleurs a très tôt montré son incapacité à prévenir ou neutraliser des risques pourtant identifiés dès la demi-finale Maroc-Nigeria.

Si le Sénégal n’avait pas réagi avec une riposte proportionnée, il aurait subi le même sort que la vaillante équipe du Nigeria, et l’esprit de justice sportive aurait été gravement atteint.

Sanctionner le Sénégal, comme le suggère implicitement avec condescendance l’enfantin Président de la FIFA constituerait une violation historique du principe de neutralité et d’impartialité. La jurisprudence du Tribunal Arbitral du Sport est claire que toute pression institutionnelle ou pré-qualification morale de faits est une atteinte grave à l’indépendance juridictionnelle. Mettre à l’ordre du jour des sanctions contre le Sénégal en occultant les faits imputables au Maroc, à la CAF et à la FIFA constituerait une rupture manifeste du principe d’égalité de traitement.

Sanctionner le Sénégal serait une prime quadruple au vol de serviettes, à l’inertie de l’organisatrice institutionnelle, au paternalisme enfantin du fameux Infantino et à l’arbitrage bizarre qui refusa le but du Sénégal en occultant dans la foulée le hors-jeu marocain qui précéda le fameux penalty offert à 30 secondes de la fin du temps additionnel. La partialité au profit du Maroc a coulé de source.

Le Sénégal, vainqueur de cette CAN et espoir africain pour la Coupe du Monde 2026, refusera d’emblée toute décision injuste. Il la refusera avec courage et détermination par la sueur de la plume comme ce fut le cas le 18 janvier 2026 à Rabat avec la sueur du jeu.

Sanctionner le Sénégal pour plaire à un establishment obscur du football serait un tsunami dont la CAF et la FIFA ne se relèveraient pas, désormais observées qu’elles sont par le regard vigilant de la planète entière qui est dans le camp de la Justice qui est un secret de polichinelle en ce monde fait d’images.

Mamadou NDIONE
Maire de DIASS
Président du parti politique BEUG SÉNÉGAL