FINALE MAROC–SÉNÉGAL- RÉPONSE AU JOURNAL LE PARISIEN: QUAND LA PARTIALITÉ OUBLIE LES CAUSES PROFONDES
L’article publié par Le Parisien sur la finale de la CAN opposant le Sénégal au Maroc présente une lecture partielle des événements. Pour dire et écrire vrai, les tensions ne sauraient être imputées exclusivement à l’équipe nationale du Sénégal. Les responsabilités des organisateurs, de l’arbitre, de la CAF, de la FIFA et de l’équipe marocaine relèvent de l’évidence.
Comment passer sous silence ces ramasseurs de balles chasseurs de serviettes, ces joueurs guetteurs de serviettes et provocateurs hors action, ces tracasseries à l’encontre de la délégation sénégalaise, ces violences ciblées de stadiers contre des supporters sénégalais ? Comment ne pas mettre le doigt sur ces causes d’injustice flagrantes, devant les caméras du monde entier ?
Comment ignorer cet arbitrage souriant dans les injustices flagrantes, comme avec le refus d’un but sénégalais sans recours à la VAR et l’octroi d’un penalty controversé pour le Maroc à la dernière minute des arrêts de jeu ? L’attitude de l’arbitre, qui a fait déborder le vase de l’injustice, n’est pas un simple fait de jeu. C’est un acte qui a voulu changer, avec inélégance, le destin du match.
Le staff sénégalais, les joueurs et les supporters ont donc agi dans un contexte d’injustice accumulée, et non pour contester l’ordre sportif. Le Sénégal a restauré la dignité du football face à des scénaristes sans vergogne d’un autre âge.
Durant tout le tournoi, la CAF n’a pas dissipé les soupçons de favoritisme, et certaines postures du président de la FIFA ont été perçues comme manifestement condescendantes et partisanes, alors que sa fonction impose neutralité et retenue.
Le thé est tiré, il faut le boire, tourner la page et faire cap sur le Mondial 2026 !
Qu’on se le tienne pour dit et écrit : toute tentative médiatique ou judiciaire de fragilisation du Sénégal avant la Coupe du Monde 2026 sera vaine. Le Sénégal est plus que résilient ! L’histoire du football a déjà enseigné que notre pays s’exprime toujours par le jeu, la discipline et la compétitivité, indépendamment des polémiques médiatiques. Comme en 2002 et durant ses autres participations au Mondial, en 2026, le Sénégal affrontera toutes les équipes, y compris la France, avec la même hargne et le même respect dû à ceux qui nous respectent. Nous jouerons ces matchs pour les gagner tous jusqu’au bout du tournoi qui, en réalité est le but.
Pour finir, un message aux Sénégalais et Marocains : il faut éviter d’opposer durablement nos deux peuples. Le Sénégal et le Maroc ont tout à gagner à tourner la page par l’apaisement, dans le respect mutuel, et la préservation de l’Unité africaine : ce grand continent qui compte énormément sur ces deux grandes Nations pour voir enfin une équipe africaine championne du monde en 2026.
Espérons de voir et d’avoir lors de cette fête du football mondial, une FIFA moins condescendante et en saine posture de neutralité pour laisser la vérité du terrain départager les équipes.
Mamadou NDIONE
Maire de DIASS

