MENACES DE SANCTIONS DE LA CAF CONTRE LE SENEGAL: Le juge Mamadou Yakham Keita apporte un éclairage juridique
Le magistrat sénégalais Mamadou Yakham Keita a apporté des éclairages juridiques sur les menaces de sanctions qui pèsent sur le Sénégal après les incidents survenus lors de la finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), remportée face au Maroc, pays hôte.
Dans un post publié sur sa page Facebook, il conclut par une note d’espoir. « La 2ᵉ étoile est gravée. Restons sereins : nous avons gagné sur le terrain », écrit-il dans un texte intitulé « Sanctions CAF : ce que risque le Sénégal ».
Des prolongations judiciaires après le sacre
Si le Sénégal savoure son deuxième sacre continental, les prolongations de cette CAN se jouent désormais sur le terrain juridique. Revenant sur la polémique liée à la sortie momentanée de la pelouse par les Lions lors de la finale, Mamadou Yakham Keita rappelle d’abord le cadre réglementaire.
« La CAN relève de la CAF. Donc, s’il y a une décision disciplinaire suite à la sortie momentanée de la pelouse, les sanctions possibles sont généralement : amende, avertissement, et parfois sanctions individuelles (joueur ou membre du staff), selon les faits retenus », explique-t-il.
Des sanctions possibles mais limitées
Selon le magistrat, la Confédération africaine de football dispose, en droit, d’un large pouvoir disciplinaire. « La CAF peut, en droit, prononcer des sanctions très larges », précise-t-il, avant de nuancer : « En pratique, dans ce type de cas, elles restent le plus souvent limitées au cadre des compétitions CAF ».Un élément important qui se veut rassurant pour les supporters sénégalais.
« Donc pas d’inquiétude pour la Coupe du monde, sous réserve de la décision officielle », souligne-t-il.
Des voies de recours bien définies
Mamadou Yakham Keita rappelle également que le Sénégal dispose de moyens légaux en cas de désaccord avec une éventuelle décision disciplinaire. « Si le Sénégal n’est pas d’accord, il existe des voies de contestation : appel devant la Commission d’appel de la CAF, dans un délai de trois jours à compter de la notification de la décision », explique-t-il.
Il ajoute que, si la décision finale ne satisfait pas la partie sénégalaise, « un recours peut être porté devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne, dans un délai de 21 jours à compter de la notification de la décision finale, selon la nature de la sanction ».Un message d’apaisementLe magistrat appelle au calme et à la sérénité, rappelant l’essentiel.
« La 2ᵉ étoile est gravée. Restons sereins : nous avons gagné sur le terrain », a-t-il relevé.Un message d’apaisement destiné à un peuple encore porté par l’euphorie du sacre continental, dans l’attente de la décision officielle de la Confédération africaine de football.
Mamadou Lamine CAMARA

