Société

Détresse économico- sociale du secteur horticole

Les producteurs maraichers interpellent directement le président Diomaye

Les ministres de l’agriculture, Mabouba Diagne et son homologue du commerce, Serigne Gueye Diop qui ont déclaré que les performances de l’agriculture, notamment de l’horticulture Sénégalaise en 18 mois n’ont jamais été égalées sont contredits par les producteurs maraichers qui ont adressé une lettre au président Diomaye pour l’informer de la crise que traverse ce sous secteur

Depuis Darou Ndoye, les producteurs maraichers qui sont à leur
deuxième lettre ouverte au President de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye
après celle du 9 Septembre 2025 évoquent la face cachée de la crise de l’horticulture au Sénégal . Ils citent le
ministre de l’agriculture et celui du commerce sui vantent les performances jamais égalées de l’agriculture sénégalaise au bout seulement de 18 mois de gestion pour relever  » la poitrine bondée ils proclament que depuis Janvier pas un seul kilo de pomme de terre, pas un seul kilo d’oignons, pas un seul kilo de carrotte n’a été importé par le Sénégal entièrement approvisionné par la production locale »

Les maraichers contredisent les déclarations des ministres de l’agriculture et du commerce

Ils soulignent dans leur lettre ouverte  »
pour eux , ces  » performances “ ont été rendues possibles par leurs actions que sont les subventions, la mise en place à temps et à suffisance des intrants agricoles et une distribution juste des intrants aux bénéficiaires légitimes grâce à l’implication des forces de sécurité.À l’exception de la pomme de terre aucune semence maraîchère n’a bénéficié de subvention » . En réplique les producteurs soutiennent  »on assiste impuissant à une surenchère des prix des semences. Pour les engrais maraîchers la mise en place est tardive et les quantités insignifiantes.
Les “ performances “ indéniables dans la production de la pomme de terre, de l’oignon et de la carotte surviennent paradoxalement dans un contexte inégalé de détresse économique et sociale chez la grande masse de petits producteurs qui peuplent les exploitations familiales ».

Ils listent les causes de leur détresse dans leur lettre adressée à Diomaye

 » La détresse est si point’ue que pour la première fois les agriculteurs Sénégalais ont observés les 30 Avril et 1er Mai 2025 une grève de 48 heures autour du mot d’ordre “ pas de récolte, pas de commercialisation”.
Paradoxalement les performances énormes dans le domaine de la production en lieu et place d’une prospérité chez les producteurs se sont traduites par un naufrage économique et social sans précédent chez les producteurs maraîchers », lit on dans la lettre qui ajoute  ». pour la première fois TOUTES les cultures maraîchères ont connues la mévente et les prix dérisoires largement en dessous des coûts de production.
Pour la première fois des centaines d’hectares de cultures en pleine production ont été abandonnés ». .

Des dizaines de milliards de pertes déclarés

Ils poursuivent  »
pour la première fois au bout de six mois de dur labeur, des milliers de jeunes engagés dans la production maraîchère se retrouvent avec zéro francs de revenu et des dettes qu’ils seront incapables d’honorer.
Les autorités promptes a annoncer les statistiques de production n’ont fait aucune évaluation des pertes énormes de plusieurs dizaines de milliards des petits producteurs maraîchers. Les pertes post récolte annuelles au Sénégal estimées a 100 Milliards auront au moins doublées cette année ci avec la crise de l’horticulture que nous venons de décrire ic »
.
Aussi font ils savoir  »il faut relativiser les performances de production en identifiant qui produit combien. Par exemple pour la pomme de terre , une seule entreprise d’agro business “ étrangère “ a produit près de 50% de la production “nationale”. Nous ne pensons pas que ce schéma ou les Agro industriels sont auteurs de la majorité de notre production soit en adéquation avec la politique de la souveraineté alimentaire.
Globalement les performances agricoles clamées ont profitées presque exclusivement aux agrobusiness et aux commerçants au grand détriment des petits producteurs qui opèrent nos exploitations familiales……..
Monsieur le Président de la République l’horticulture au Sénégal vit une crise (peut être de croissance ) sans précédent. Les horticulteurs sont traumatisés et désertent les fermes.
Il n’y a pas pire catastrophe que produire pour vendre à perte ou plus grave laisser pourrir le fruit de son dur labeur.
Nous sollicitons une évaluation des pertes des petits producteurs lors de la précédente campagne et la campagne de contresaison.
Véritables sinistrés, Les petits producteurs maraichers, les jeunes dans le Bey », se désolent ils