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Le budget prévu pour la construction de l’agropole Sud va passer de 57 à 109 milliards de francs CFA, selon le chef de l’État

Le président de la République a annoncé, mardi, à Adéane (sud), une hausse des investissements de l’État destinés aux agropoles, le budget de l’agropole Sud devant passer de 57 à 109 milliards de francs CFA.

Selon Bassirou Diomaye Faye, en 2026, l’État va injecter 41 milliards de francs CFA dans la construction de cet agropole destiné aux trois régions du sud du pays, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.

Il visitait le parc agro-industriel d’Adéane, dans la région de Ziguinchor, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop.

L’agropole Sud va permettre aux entreprises de “s’y implanter, de se développer et de valoriser pleinement les potentialités agro-industrielles de la Casamance (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor)”, a-t-il assuré.

Cette infrastructure sera destinée en même temps au stockage et à la transformation des produits agricoles.

De l’avis de Bassirou Diomaye Faye, c’est une priorité d’investir dans la production agricole. Il ne peut pas y avoir de transformation sans production, a rappelé M. Faye.

Il a jugé satisfaisant le rythme auquel évoluent les travaux de l’agropole Sud et a remercié pour cela le ministère de l’Industrie et du Commerce, le Programme national des domaines agricoles communautaires (Prodac) et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis).

En 2026, a-t-il annoncé, 50 milliards de francs CFA seront investis dans l’agropole Centre, destiné aux régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack.

Il s’est réjoui de la construction de crèches, de restaurants, de lieux de culte et d’ouvrages sportifs dans les agricoles.

Le Sénégal aspire à transformer 60 % de sa production agricole, dans les prochaines années, selon le président de la République.

Il effectue une tournée économique en Casamance, depuis samedi.

Séparée du nord du Sénégal par la Gambie, la Casamance est le théâtre de l’un des plus vieux conflits d’Afrique. Les indépendantistes du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de la Casamance) y ont pris le maquis après la répression d’une marche par les pouvoirs publics sénégalais en décembre 1982.

Après avoir fait des milliers de victimes et ravagé l’économie de cette partie du pays, le conflit ne cesse de baisser d’intensité depuis plusieurs années.

En 2020, des opérations menées par l’armée ont permis de démanteler plusieurs bases rebelles, ce qui facilite le retour des personnes déplacées à leur lieu d’habitation.