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BILLETERIE DU MATCH SÉNÉGAL-MAURITANIE: La maladresse communicationnelle d’Abdoulaye Fall

À quelques jours du choc Sénégal-Mauritanie, prévu le 14 octobre au stade Abdoulaye Wade, la polémique enfle encore et toujours autour de la billetterie.

La hausse des prix du billets de la tribune dite populaire (Tribune rouge) de 1000 à 3000 FCFA, a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Et la justification donnée par le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, n’a fait qu’attiser la colère des supporters.

Interpellé sur cette décision après la large victoire des Lions contre le Soudan du Sud (5-0) à Juba, hier, par nos confrères de DSports, le président Abdoulaye Fall a expliqué que cette augmentation visait avant tout à limiter les débordements et les risques de sur-affluence.

« Il n’y a pas de problème avec les billets. Le prix était plus élevé au départ, mais nous l’avons réajusté. Nous avons voulu éviter un débordement, car un billet à 1000 FCFA est accessible à tout le monde et cela peut entraîner des problèmes de sécurité », a-t-il justifié.

Une déclaration jugée maladroite et déconnectée de la réalité économique du pays par une bonne partie du public. Sur les réseaux sociaux, l’élément est devenu viral en quelques heures, suscitant de vives réaction de désapprobation.

Pour quasiment tous les commentaires, le patron de la FSF valide l’idée de l’exclusion des plus pauvres des matchs de l’équipe nationale. Ce qui est inacceptable. D’aucun soulignant aussi que l’argument de la sécurité ne tient pas, car cela n’avait pas pose de problème pour un match aussi crucial que Sénégal-Égypte.

Beaucoup estiment donc que le président de la FSF aurait dû mieux expliquer la démarche, ou au moins présenter la hausse comme une mesure exceptionnelle liée à l’organisation, plutôt qu’un moyen de filtrer les supporters.

Résultat, la communication de la Fédération est perçue comme méprisante envers les fans, principaux acteurs de l’ambiance dans les gradins. En voulant calmer la polémique, Abdoulaye Fall semble donc avoir ravivé le feu : la hausse du prix des billets passe mal, et sa justification encore plus.

Fatou DIOUF