PROGRESSION DES ÉPIDÉMIES AU SÉNÉGAL: La fièvre de la Vallée du Rift fait 16 morts, un nouveau cas de Mpox signalé
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a annoncé, hier, une aggravation notable de la situation épidémiologique au Sénégal. La fièvre de la Vallée du Rift (FVR), apparue dans le nord du pays, continue de faire des ravages, tandis qu’un nouveau cas de Mpox (anciennement variole du singe) a été détecté.
Depuis sa détection, la fièvre de la Vallée du Rift s’étend et inquiète les autorités sanitaires. Selon le dernier communiqué du ministère de la Santé, le Sénégal a enregistré 119 cas confirmés de la maladie, dont 16 décès. La région de Saint-Louis reste l’épicentre de l’épidémie avec 110 cas confirmés, parmi lesquels 69 guérisons. Le district sanitaire de Saint-Louis concentre à lui seul 38 cas, celui de Richard-Toll en compte 62, tandis que Podor et Pété recensent 2 cas chacun, et Dagana, 6 cas.
La maladie ne s’est pas limitée à Saint-Louis. Elle a gagné les régions de Louga et Matam. Louga a enregistré 4 cas, dont 3 dans le district de Linguère et 1 à Keur Momar Sarr, tandis que Matam signale un cas confirmé dans le district de Thilogne, heureusement guéri.Cette propagation rapide inquiète d’autant plus qu’elle touche des zones d’élevage intensif, favorisant la transmission du virus entre animaux et humains. Les services vétérinaires et sanitaires multiplient les actions conjointes pour circonscrire la maladie, notamment à travers la surveillance du bétail, la sensibilisation des éleveurs et la désinfection des abattoirs.
Le Mpox refait surface
En parallèle, le ministère de la Santé a annoncé la détection, le 7 octobre 2025, d’un nouveau cas positif de Mpox. Ce patient ne présente aucun lien épidémiologique avec les cas précédents ni avec leurs contacts. Ce nouveau cas porte à six le nombre total d’infections recensées au Sénégal depuis le début de l’année.
Jusqu’ici, un patient est déclaré guéri, aucun décès n’a été enregistré, et cinq personnes contacts ont achevé leur suivi médical. Toutefois, 67 autres demeurent sous surveillance étroite dans plusieurs localités du pays.Face à la montée simultanée de ces deux maladies, les autorités sanitaires ont renforcé la veille épidémiologique et les campagnes d’information.
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique appelle les populations à respecter strictement les mesures de prévention, à éviter tout contact avec les animaux malades ou leurs produits, et à signaler immédiatement tout cas suspect.Des équipes de riposte rapide sont déjà déployées sur le terrain, notamment dans le nord du pays, pour assurer la détection précoce des cas, la prise en charge rapide des malades et la sensibilisation communautaire.
Ces épidémies rappellent, une fois encore, la nécessité de renforcer le système national de surveillance et de réponse aux urgences sanitaires, en particulier dans les zones rurales où les infrastructures sanitaires restent fragiles.
Viviane DIATTA

