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Bassirou Diomaye Faye souligne ”l’impératif” de réformer la gouvernance politique, économique et financière mondiale

L’Organisation des Nations Unies ne peut occulter ”l’impératif” de procéder à des réformes sur la gouvernance politique, économique et financière mondiale, a déclaré le président sénégalais, mercredi, dans son discours à la tribune de l’ONU en marge du 80ème anniversaire de l’Assemblée générale de l’institution onusienne.

”[…] Nous ne pouvons occulter l’impératif de réformes de la gouvernance politique, économique et financière mondiale”, a notamment dit Bassirou Diomaye Faye.

Sur ces enjeux politiques et économiques du monde, il estime que l’ONU, ”par sa vocation universelle, doit agir en pionnière des délibérations et des décisions plus démocratiques, plus légitimes et plus représentatives de ses États membres”.

Ces Etats sont passés de 51 en 1945, à la création de l’Organisation, à 193 aujourd’hui, mais le chef de l’Etat sénégalais veut une une représentation ”plus juste et plus équitable” de l’Afrique au Conseil de sécurité.

Le Président Faye a, dans ce sens, renouvelé le ”soutien” du Sénégal au Consensus d’Ezulwini. Dans cette région touristique de l’Eswatini, en 2005, les dirigeants du continent ont revendiqué pour l’Afrique 2 nouveaux sièges permanents avec droit de véto et 2 sièges non-permanents.

”Il est temps d’instaurer une gouvernance économique et financière mondiale plus juste et plus inclusive, pour répondre aux besoins de financement du développement durable”, a-t-il plaidé, soulignant que ”l’aide publique n’est pas la solution”.

D’autres leviers existent, a-t-il relevé, prônant l’élaboration d’un ”cadre fiscal mondial équitable, afin que l’impôt soit payé là où la richesse est produite”.

Il a aussi réclamé ”l’accès au crédit dans des conditions soutenables, afin que la gestion du fardeau de la dette n’entrave pas les efforts de développement de nos pays”.

Le chef de l’Etat sénégalais a également souhaité la mise en œuvre ”effective” de l’Engagement de Séville, lors de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement.

Cette conférence qui s’est tenue du 30 juin au 3 juillet 2025 dans cette ville du sud-est de la péninsule ibérique, avait conclu à un pacte pour l’avenir et des objectifs de développement durable, pour un accès élargi à la santé, à l’eau, à la nourriture, à l’éducation, à l’énergie et au numérique.