Demande de libération de Farba Ngom: Les clarifications de la CNDH
Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a réagi, ce mercredi 10 septembre, à la publication dans la presse du contenu d’une correspondance classée confidentielle concernant le dossier d’un détenu. L’institution estime qu’il s’agit d’un acte grave, passible de poursuites judiciaires.
Dans son communiqué, la CNDH rappelle que la loi qui l’institue lui permet d’émettre des avis et recommandations en matière de prévention, de promotion et de protection des droits humains. Elle a également compétence pour attirer l’attention des autorités sur les violations des droits fondamentaux et proposer les mesures appropriées pour y mettre fin.
La Commission insiste sur la confidentialité de ses démarches auprès des autorités judiciaires, gouvernementales et parlementaires.
« Ces initiatives ne sont rendues publiques qu’à travers le rapport annuel adressé au Président de la République », explique-t-elle, expliquant que cette règle vise exclusivement à garantir la protection des droits des personnes concernées.
Selon la CNDH, la divulgation dans les médias d’un courrier estampillé confidentiel n’est pas seulement une atteinte au respect des procédures, mais aussi une menace pour les victimes dont les droits pourraient être compromis.
L’institution rappelle par ailleurs ses récents travaux, dont l’atelier de réflexion du 27 mars 2025 sur la loi d’amnistie. Neuf recommandations avaient alors été formulées, parmi lesquelles la mise en place d’une commission d’indemnisation afin de reconnaître les souffrances des victimes.
Enfin, la CNDH salue la volonté affichée par les nouvelles autorités de renforcer son indépendance par une nouvelle loi. Une réforme qu’elle considère comme un pas décisif vers la consolidation de l’État de droit et la promotion des droits humains, piliers de la démocratie et de la paix au Sénégal.

