L’Australie défend son Premier ministre accusé par Netanyahu d’être «faible» et d’avoir «trahi Israël»
Tout comme la France ou encore le Canada, l’Australie a annoncé la semaine dernière vouloir reconnaître un État palestinien lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU en septembre. Canberra soutient de longue date la solution à deux États pour régler le conflit israélo-palestinien et appelle Israël à cesser son offensive dévastatrice à Gaza. Sur le réseau X, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a tiré à boulets rouges contre l’Australie.
Les relations entre l’Australie et Israël se sont considérablement envenimées depuis l’annonce la semaine dernière par Canberra de son intention de reconnaître un État palestinien à l’ONU en septembre. S’exprimant à l’issue d’un Conseil des ministres à Canberra, lundi 11 août, le Premier ministre Anthony Albanese a déclaré lors d’une conférence de presse qu’« une solution à deux États est le meilleur espoir pour l’humanité de rompre le cycle de violence au Proche-Orient et de mettre fin au conflit, à la souffrance et à la famine à Gaza ». Et le 12 août, l’Australie a signé avec 25 autres pays une déclaration dénonçant la « famine » à Gaza et appelant à une « action urgente » : « Une famine se produit sous nos yeux. Une action urgente est nécessaire pour stopper et inverser cette situation. »
Lundi 18 août, l’Australie a annulé le visa de Simcha Rothman, député d’extrême droite, membre de la coalition gouvernementale de Benyamin Netanyahu, estimant que ses conférences sur place allaient sinon « semer la division ».
Le lendemain, Israël a riposté en révoquant les visas de diplomates australiens auprès de l’Autorité palestinienne, une décision critiquée côté australien.

