Venezuela: les États-Unis assurent avoir saisi 700 millions de dollars d’avoirs liés à Maduro
Les États-Unis ont saisi l’équivalent de plus de 700 millions de dollars d’avoirs liés au président vénézuélien Nicolas Maduro. C’est en tout cas ce qu’a annoncé la ministre de la Justice de Donald Trump, Pam Bondi, ce mardi 12 août lors d’une interview. Le gouvernement américain veut montrer qu’il intensifie sa pression contre le pouvoir vénézuélien.
Sur la chaîne conservatrice Fox news, la ministre de la Justice Pam Bondi énumère les biens saisis, et qui sont liés au président vénézuélien, selon elle : « Deux jets d’une valeur de plusieurs millions de dollars, une villa en République dominicaine, des maisons en Floride, un élevage de chevaux, neuf voitures, des millions de dollars en bijoux », énonce-t-elle.
Ces biens seraient estimés en tout à 700 millions de dollars, sans préciser à quelle période ils ont été saisis, ni le nom des propriétaires.
Le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, visé lui aussi par des sanctions américaines, a réagi dans la foulée. « [Les dirigeants états-uniens] sont stupides. Ils parlent de sanctions, de biens confisqués… Ils ont dit aussi qu’ils avaient bloqué mes comptes. Quels comptes ? […] Mon compte YouTube ? », ironise-t-il, dans sa propre émission de télévision.
Une récompense de 50 millions de dollars pour l’arrestation de Maduro
Au mois de juillet, Washington a de nouveau autorisé le géant pétrolier américain Chevron à opérer au Venezuela. Une décision qui devrait apporter une bouffée d’air frais à l’économie vénézuélienne, alors que Donald Trump dénonce dans le même temps les atteintes à la démocratie dans le pays, en particulier depuis la réélection contestée de Nicolas Maduro l’an dernier – qui n’a jamais fourni les preuves de sa victoire.
Pour ne pas avoir l’air de céder du terrain face à Caracas, le gouvernement Trump met donc en avant ces saisies de biens présumés mal acquis.
La semaine dernière, Washington a décidé de doubler la récompense accordée pour l’arrestation de Nicolas Maduro, qui est désormais de 50 millions de dollars – le même montant que pour Oussama ben Laden dans les années 2000. Caracas n’a pas tardé à répondre et à qualifier de « pathétique » cette décision du gouvernement de Donald Trump. « Nous rejetons cette grossière opération de propagande politique », a affirmé dans un communiqué le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil.
Les États-Unis n’ont pas reconnu la réélection de Nicolas Maduro en 2024. Le président vénézuélien est par ailleurs inculpé par la justice américaine pour trafic de drogue et corruption.

