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Alzheimer: une carence en lithium dans le cerveau pourrait être la cause de la maladie

Une étude menée à l’université Harvard et publiée le 6 août révèle que le déficit naturel du lithium dans le cerveau pourrait être l’un des premiers signes de la maladie d’Alzheimer. Corriger ce déficit pourrait en ralentir sa progression, et ouvrir la voie à de futurs traitements prometteurs. 
Il n’y a, à ce jour, aucun traitement capable de guérir ou de freiner l’évolution de la maladie d’Alzheimer, qui apparaît le plus souvent après 65 ans. Mais si une simple carence en lithium contribuait au développement de la maladie ? C’est la piste prometteuse d’une étude parue le 6 août dans la revue Nature, menée par une équipe de chercheurs de l’université américaine Harvard Medical School. Ces travaux relancent les espoirs de mieux comprendre l’origine de cette pathologie neurodégénérative, toujours floue après des dizaines d’années de recherche.

Alzheimer touche aujourd’hui près de 400 millions de personnes dans le monde et représente 60 à 80% des cas de démence. À ce jour, aucun traitement curatif n’existe, alors que le vieillissement global de la population rend l’enjeu de santé publique de plus en plus pressant.