L’intelligence artificielle en Afrique, entre avancées et difficultés
Le Nigeria accueille les 13 et 14 août 2025 la Conférence sur l’économie numérique et l’inclusion (AFDEIC). Un grand rendez-vous qui réunit décideurs politiques, chefs d’entreprises, universitaires et autres partenaires, pour débattre de l’avenir de l’économie numérique africaine et du rôle-clé que l’intelligence artificielle (IA) pourrait y jouer. Le thème de cette édition est « L’IA et l’économie numérique africaine : ne laisser personne de côté ». Entre startups innovantes et stratégie régionale, aussi bien le public que le privé se lancent dans la course à l’IA sur le continent.
Au niveau du privé, on retrouve de nombreuses initiatives autour de la santé, de l’éducation ou de l’agriculture, comme les algorithmes de DoctorIA au Rwanda qui facilitent les diagnostics médicaux en l’absence de spécialistes, mais aussi de l’IA générative comme AWA au Sénégal, une intelligence artificielle qui parle wolof et peut même être intégrée à WhatsApp.
À côté de ces initiatives, au niveau étatique, les gouvernements développent leur stratégie nationale et régionale. L’année dernière, l’Union africaine a initié une « Stratégie continentale sur l’IA » à l’horizon 2030, avec d’abord l’élaboration de cadres réglementaires et la création d’instances de gouvernance, puis le lancement effectif de projets. Puis, en février, une quarantaine d’États se sont alliés pour créer le Conseil africain de l’IA, visant à promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies sur le continent. Des stratégies internationales auxquelles s’ajoutent des « feuilles de route » et politiques internes comme celles du Sénégal ou du Rwanda.

