International

la Croatie commémore les 30 ans de l’opération militaire «Oluja»

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

Le 4 août 1995, à 4h du matin, l’armée croate lançait l’opération « Oluja » (« Tempête ») qui allait libérer en quelques jours les zones occupées par les sécessionnistes serbes et permettre de reprendre 14% de son territoire national. Pour ce 30ᵉ anniversaire, la Croatie a choisi de montrer les muscles en organisant un grand défilé militaire à Zagreb et des commémorations à Knin.

En Serbie voisine, cette opération « Oluja », qui a contraint 200 000 Serbes à l’exil, est considérée comme le plus grand nettoyage ethnique réalisé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Dans un entretien, l’historien croate Hrvoje Klasić, lui-même engagé volontaire dans les forces croates à l’époque, analyse cette histoire qui oppose Belgrade et Zagreb.

Ion Iliescu est mort

C’était une figure centrale de la Roumanie post-communiste. Ion Iliescu, le premier président de la Roumanie post-communiste dont il a incarné les espoirs et les dérives, s’est éteint le 5 août à l’âge de 95 ans. Il avait été poursuivi pour « crimes contre l’humanité » pour son rôle controversé dans la révolution de 1989 et la « minériade » de juin 1990.

Les choses débutent mal pour le gouvernement roumain du Premier ministre Ilie Bolojan. Son vice-Premier ministre Dragoș Anastasiu a dû annoncer sa démission après avoir été convaincu de corruption. Ce premier écueil jette le doute sur la capacité réformatrice d’Ilie Bolojan.

En Bosnie-Herzégovine, le président de la Republika Srpska, Milorad Dodik, est plus que jamais sur la sellette après la confirmation en appel de sa peine d’un an de prison et de six ans d’interdiction de toute fonction officielle pour avoir ignoré les décisions du Haut Représentant international. Il a été destitué et des élections anticipées doivent se dérouler sous 90 jours.

Tourisme de croisière

Le tourisme de croisière a le vent en poupe partout dans le monde et, en Adriatique, ce sont de « nouvelles » destinations que sont l’Albanie et le Monténégro qui connaissent les plus fortes progressions. Mais cela profite rarement aux communautés locales et jamais à l’environnement. Pendant ce temps, la Macédoine du Nord, qui elle n’a pas d’accès à la mer, mise sur son lac d’Ohrid pour attirer plus d’étrangers plus longtemps.

Que peut bien ressentir une Aroumaine face à l’inéluctable processus d’effacement de sa langue ? C’est ce à quoi répond la linguiste Lila Kona, issue de la communauté aroumaine de Macédoine du Nord, inquiète de la lente disparition de sa langue maternelle, dernier pilier identitaire d’un peuple sans État.

Le Courrier des Balkans