«Pékin n’est pas prêt de trouver à Taïwan un casus belli justifiant une attaque» selon Stéphane Corcuff
Après des exercices menés en juillet à Taïwan, incluant des simulations de combats en ville, le porte-parole du ministère chinois de la Défense a lancé mercredi 30 juillet que le régime de Taipei voulait faire de son peuple de la « chair à canon ». « Ils ne peuvent rien changer au déclin inévitable de l’indépendance de Taïwan », a surtout dit Zhang Xiaogang. Un choix des mots qui peut surprendre. Éléments historiques et contemporains avec le politologue et sinologue Stéphane Corcuff, maître de conférences à Science Po Lyon.
RFI : La défense chinoise a parlé mercredi du « déclin inévitable de l’indépendance de Taïwan ». M. Zhang parlait sans doute d’un mouvement politique, plutôt que d’un état de fait, puisque la République populaire de Chine ne reconnaît pas l’indépendance de la République de Chine, l’ancien régime continental qui a survécu outre-mer après 1949, et lui intime même de ne jamais déclarer cette indépendance. Pour vous, ce débat est abscons et Taïwan n’a plus rien à démontrer ?

