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Angola: «Le gouvernement n’a pas pris la mesure de la crise sociale», dénonce la société civile après les émeutes

En Angola, depuis lundi 28 juillet, le pays est le théâtre de violences inédites, nées d’un mouvement de contestation après l’annonce d’une hausse des prix du carburant. Les affrontements avec la police ont fait au moins 22 morts et plus de 1 200 personnes ont été arrêtées. Après trois jours de violences et de pillages, une légère accalmie est observée aujourd’hui. L’ONU réclame une enquête sur la répression sanglante. 
En Angola, après deux jours d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, certains commerces rouvrent timidement, mais un important dispositif militaire et policier reste déployé dans la capitale, rapporte Francisco Paulo, correspondant de la rédaction lusophone de RFI à Luanda. Les arrestations continuent et la pression s’accentue sur la société civile, dont certains membres seraient confinés à domicile. 

Parmi les 1 214 personnes arrêtées, certaines ont déjà commencé à être jugées depuis hier. L’ordre des avocats se mobilise pour faire valoir leur droit à un procès équitable. L’association des taxis appelle au calme, mais quelques foyers de tension subsistent en province.