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Journée de défense «militarisée»: comment la France veut préparer sa jeunesse à toute éventualité

Dans un contexte de tensions internationales, le gouvernement français met en place à partir de septembre une nouvelle formule de la journée obligatoire de défense et de citoyenneté pour les jeunes de 16 à 25 ans.
Chaque année depuis 2011, la Journée de défense et de citoyenneté est obligatoire pour 800 000 jeunes Français. L’occasion pour eux de recevoir des enseignements théoriques sur les enjeux et objectifs de la défense nationale, ainsi que sur les différentes formes d’engagements qui existent en France.

Mais avec le contexte international et la guerre en Ukraine notamment, la France se réarme et prépare sa population à toutes les éventualités. Ainsi, une nouvelle formule « militarisée » de cette journée dédiée aux personnes de 16 à 25 ans sera mise en place dès la rentrée prochaine, a rapporté le 27 juillet le journal Le Monde.

Activités d’une journée-type d’un soldat

Dès le mois de septembre 2025, la Journée de défense et de citoyenneté se veut plus pratique, plus concrète et plus utile. Finies les présentations devant des projections de diapositives pendant toute une journée qui ennuyaient la plupart des jeunes. La nouvelle version « militarisée » se veut immersive dans la journée type d’un soldat, depuis le lever des couleurs jusqu’à la ration de combat.

Les jeunes participants seront initiés à diverses activités pratiques : initiation au maniement en sécurité des armes via un atelier de tir sportif au laser, jeux de stratégie, etc. Les jeunes Français pourront également vivre en réalité virtuelle différents métiers pratiqués au sein de l’armée.

Une ambition de 80 000 réservistes d’ici cinq ans

L’objectif de cette nouvelle version de la Journée défense et citoyenneté est de la rendre plus utile aux jeunes participants, mais aussi à l’armée française, selon le ministre Sébastien Lecornu. Car le ministère des Armées veut transformer cette journée en une passerelle de recrutement et de renforcement du vivier des réservistes. L’ambition de la France est de passer de 47 000 réservistes à 80 000 d’ici cinq ans.

Un objectif que critique vivement le syndicat étudiant Unef. Clara Privé, sa trésorière, dénonce au micro de RFI des annonces « à rebours des aspirations » de sa génération : « Aujourd’hui, on a une jeunesse qui se mobilise pour la paix, contre la guerre », notamment dans la bande de Gaza, pointe-t-elle.

Rfi