Environnement: l’opération Sama-2 répertorie 92 cas de trafic d’espèces menacées en Afrique
L’opération Sama 2 (Saving African Wildlife through Multilateral Assistance), qui réunit une trentaine de pays africains dans la lutte contre le trafic international d’animaux, a livré mardi 22 juillet les principaux chiffres de ce commerce illégal en Afrique. L’office de l’ONU contre le crime et la drogue doit se réunir cette semaine à Antananarivo, la capitale de Madagascar. Cet organisme onusien a répertorié 92 cas de trafic d’espèces menacées sur le continent cette année.
C’est la deuxième opération d’ampleur coordonnée par l’ONU contre le trafic d’espèces sauvages en Afrique. L’opération Sama 2 a pour objectif de démanteler ces réseaux illégaux et de renforcer l’action des douanes africaines.
Parmi les principales saisies des autorités cette année, il y a des écailles de pangolin et des défenses d’éléphant. Ces produits, prélevés sur le sol africain, étaient en partance pour des pays voisins comme la Tanzanie, l’Angola ou les Émirats arabes unis.
La tortue radiée, une espèce endémique de Madagascar, est également dans la liste des animaux saisis par Sama 2. Déjà en situation critique, cette tortue est l’une des plus menacées au monde par le trafic. 800 d’entre elles ont été saisies en décembre 2024, dans le cadre de l’opération Sama 2. À l’avenir, la tortue radiée, si elle n’est pas mieux protégée, pourraient s’éteindre à l’état sauvage.
L’année passée, l’opération Sama 1 avait déjà permis de saisir une centaine de produits issus d’animaux dans les réseaux de trafic africain. À l’échelle mondiale, ce transport d’espèces est devenu le quatrième marché illégal le plus lucratif au monde. Un business estimé à 20 milliards de dollars chaque année.
RFI

