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JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE DAKAR 2026: Dakar y est enfin !

Huit ans après sa désignation et quatre ans après le rendez-vous initialement prévu, Dakar ouvre, ce samedi 31 octobre, les premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain. Près de 2 700 jeunes athlètes sont attendus sur les aires de compétitions à Dakar, Diamniadio et Saly. Pour le Sénégal, lheure est venue de transformer une longue préparation en une fête sportive dont lhéritage devra dépasser les compétitions.

Cette fois, le compte à rebours est terminé. Longtemps annoncé, préparé, puis repoussé, le rendez-vous olympique du Sénégal devient réalité. Avec louverture des quatrièmes Jeux olympiques de la Jeunesse dété, Dakar inscrit son nom dans lhistoire du mouvement olympique : pour la première fois, lAfrique accueille des Jeux olympiques. Un événement destiné aux jeunes, mais dont la portée dépasse largement leur génération.
Derrière les premières délégations, les tenues nationales et les sites de compétition, il y a huit années dattente et de travail. Huit années pour passer dune candidature porteuse despoir à une organisation confrontée aux exigences du terrain : rénover, équiper, héberger, transporter, sécuriser et accueillir.

De Buenos Aires à Dakar, huit ans de chemin
Le moment fondateur remonte au 8 octobre 2018. À Buenos Aires, en Argentine, la Session du Comité international olympique (CIO) désigne le Sénégal pour organiser les JOJ de 2022. La candidature sénégalaise simpose au terme dun processus auquel avaient également participé le Botswana, le Nigeria et la Tunisie. Le choix consacre une ambition : ouvrir enfin au continent africain les portes de lorganisation olympique.
Mais la pandémie de Covid-19 bouleverse le calendrier. En juillet 2020, le Sénégal et le CIO conviennent de reporter les Jeux à 2026. Le pays doit alors maintenir la mobilisation pendant quatre années supplémentaires, adapter sa préparation et préserver la promesse faite à la jeunesse.
Les éditions successives du festival « Dakar en Jeux », les programmes de mobilisation dans les territoires et le recrutement des volontaires accompagnent cette montée en puissance. Lobjectif est aussi de faire connaître un événement encore nouveau pour une large partie du public et dassocier les populations à sa préparation.

Des équipements à livrer, un héritage à construire
Leffort a porté notamment sur la réhabilitation des infrastructures sportives, avec le stade Iba Mar Diop et la piscine olympique parmi les équipements emblématiques. À Diamniadio, lUniversité Amadou-Mahtar Mbow accueille le village olympique, au cur du dispositif dhébergement et de vie des délégations.
Les investissements consentis concernent également les équipements de compétition, les aménagements temporaires, la logistique et les services indispensables à lorganisation. Ils sappuient sur la mobilisation de lÉtat, du mouvement olympique et des partenaires.
Ces dépenses placent déjà laprès-Jeux au centre des attentes. Des installations accessibles aux sportifs, des équipements entretenus et des compétences acquises dans les métiers de lévénementiel. Cest aussi sur ces résultats que sera appréciée la réussite de « Dakar 2026 ».
La préparation a, par ailleurs, ouvert des débouchés aux entreprises nationales. Selon le Comité dorganisation, celles-ci ont obtenu plus de 65% de ses marchés. Hôtellerie, restauration, transport et prestations techniques figurent parmi les secteurs mobilisés.

Trois pôles pour accueillir la jeunesse du monde
Dakar, Diamniadio et Saly constituent les trois pôles de ces Jeux. Près de 2 700 athlètes, issus des délégations des comités nationaux olympiques du monde entier, sont à Dakar. Le Sénégal entend prendre toute sa place dans cette rencontre, avec une délégation de 136 sportifs engagés dans 23 disciplines.
Pour ces jeunes, les JOJ constituent autant une expérience sportive quune découverte du monde. Aux compétitions sajoutent des activités éducatives et culturelles, conformément à la vocation dun événement qui associe performance, apprentissage et rencontres.
La dispersion des sites impose toutefois une organisation rigoureuse. Transport des délégations, circulation, sécurité et prise en charge sanitaire constituent autant de pièces dun même dispositif. Après les chantiers et les derniers réglages, les Jeux entrent désormais dans leur épreuve de vérité : celle du fonctionnement quotidien.
Le Sénégal a longtemps attendu cet instant. À partir de ce samedi, la préparation cède la place aux athlètes, aux tribunes et aux émotions. Dakar y est enfin. Il lui appartient maintenant de faire vivre le rendez-vous.

Harouna DEME