DOSSIER FONCIER DE HANGAR PÈLERIN: Des familles à bout, le Collectif réclame des actes et annonce une mobilisation
Face au blocage persistant du dossier foncier de Hangar Pèlerin, le Collectif des détenteurs de titres interpelle le président Bassirou Diomaye Faye et les autorités compétentes. Dans un communiqué daté du 11 octobre 2026, il réclame un calendrier précis de règlement, l’ouverture de concertations et annonce une série d’actions pour faire entendre les préoccupations des personnes concernées.
L’attente devient insoutenable pour les détenteurs de titres du lotissement dit « Hangar Pèlerin ». Après plusieurs années de démarches, leur Collectif dénonce l’absence de solution définitive à un dossier qui, selon lui, plonge de nombreuses familles dans l’incertitude et fragilise leurs conditions de vie.
Tout en saluant l’attention portée par le président de la République à la gouvernance foncière et à la protection des droits des citoyens, les représentants des personnes concernées demandent que ces orientations se traduisent rapidement en décisions concrètes. Ils souhaitent notamment un cadre de concertation avec l’État et un calendrier précis de résolution.
Une échéance annoncée, une attente qui se prolonge
Dans son communiqué, le Collectif rappelle avoir multiplié les démarches auprès des autorités. Il cite des correspondances adressées au ministre des Finances et du Budget les 21 août 2024 et 23 juin 2025, ainsi qu’au président de la République et au directeur des Domaines en juin 2025.
Il souligne également que, lors du Conseil des ministres du 12 mars 2025, la clôture du processus de vérification du site avait été annoncée pour la fin juin 2025. Selon ses membres, cette échéance n’a pas débouché sur le règlement attendu. Une situation qu’ils décrivent comme une « cruelle désillusion ».
Le Collectif salue, par ailleurs, la démarche de l’ancien directeur des Domaines, Abdou Gningue, présenté comme la seule autorité administrative à l’avoir reçu. Il affirme toutefois que les révélations issues de son audition du 9 octobre 2026 devant la commission d’enquête parlementaire sur les défaillances de l’attribution foncière ravivent ses inquiétudes. Les détenteurs de titres craignent de subir les conséquences de pratiques auxquelles ils assurent être étrangers.
Des économies immobilisées et des projets familiaux suspendus
Au-delà des enjeux administratifs, le Collectif insiste sur les conséquences humaines et financières du blocage. Ses membres se présentent comme des citoyens de bonne foi ayant engagé leurs économies, parfois complétées par des prêts, pour accéder à la propriété.
Ils évoquent des ressources immobilisées, des engagements financiers toujours pesants et des projets familiaux suspendus. Pour ces ménages, soutient le communiqué, l’espoir d’un toit s’est transformé en une source permanente d’angoisse.
Mobilisation dans le respect des voies légales
Face à cette impasse, le Collectif annonce le lancement prochain d’actions d’information, de sensibilisation et de mobilisation citoyenne. Il entend alerter l’opinion publique nationale et internationale sur les conséquences sociales et financières du dossier.
Les initiatives annoncées doivent également mobiliser les médias, la société civile et les acteurs de la défense des droits des citoyens. Le Collectif prévoit de porter ses préoccupations auprès d’interlocuteurs et d’instances pertinents, au Sénégal comme à l’étranger, dans le respect des voies légales. Aucune date précise n’est toutefois indiquée pour le démarrage de ces actions.
Se disant toujours disponible pour un dialogue constructif avec l’État, il appelle le président Bassirou Diomaye Faye et les autorités compétentes à engager sans délai les démarches nécessaires au règlement du dossier. Pour ses membres, l’ancienneté du contentieux et l’épuisement des ressources des familles imposent désormais une réponse concrète.
Mame Ndelle FAYE

