Polémiques au Synpics : le Secrétaire général apporte des éclaircissements
Ces dernières 24h, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) fait l’objet de très vives critiques après avoir produit un communiqué dans le cadre de l’affaire des trois chroniqueurs arrêtés dans les locaux du média Feenal Digital pour des propos jugés offensants contre le Président Diomaye Faye.
Face à la polémique, le Secrétaire général du SYNPICS, Moustapha Cissé, s’est défendu, affirmant que son organisation n’a pris «position ni sur le fond de l’affaire, ni sur les personnes impliquées», au cours d’une interview à L’Observateur.
«Notre communiqué alerte uniquement sur l’irruption des forces de l’ordre dans un organe de presse (…) Le texte ne parle pas d’arrestation, ne cite aucun agent, ne réclame pas de libération. Son seul objectif est d’atirer l’attention sur l’intervention des forces de l’ordre en milieu médiatique, afin qu’à l’avenir un cadre clair soir respecté», s’est justifié Moustapha Cissé.
Par ailleurs, il a taclé ses détracteurs en les accusant d’avoir «interprété le communiqué du SYNPICS sans le lire», rappelant que sa «seule préoccupation concernait la méthode d’intervention dans un média».
L’origine d’une vive polémique
Lundi 27 juillet, des éléments de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) ont procédé à l’arrestation de Mandoumbé Diop, alias « Lamignou Darou », Oustaz Thiep et Ndiaye Touba, trois chroniqueurs se réclamant de PASTEF-Les Patriotes (majorité parlementaire). Ils ont été placés en garde à vue après une autosaisine du procureur de la République pour des propos jugés offensants à l’endroit du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Dans son communiqué parvenu ce mercredi à PressAfrik, le SYNPICS a estimé que, «lorsque les nécessités d’une enquête l’exigent, les forces de l’ordre peuvent procéder à des interpellations en dehors des lieux de travail, dans le respect des droits des personnes concernées et sans perturber le fonctionnement des entreprises de presse».
Une position qui n’a pas fait l’unanimité. Plusieurs journalistes ont exprimé leur désaccord sur les réseaux sociaux, certains allant jusqu’à remettre en cause la ligne défendue par le syndicat et le rôle de son secrétaire général.
«Le Syndicat a été très mal inspiré en publiant cette note, d’autant plus que les personnes concernées ne sont nullement des journalistes», avait déploré Ibrahima Lissa Faye, directeur général de PressAfrik et président de l’Association de la presse en ligne (Appel).

