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MOBILITÉ URBAINE: La coopération allemande injecte 3 milliards pour améliorer la qualité des déplacements à Dakar

Un projet visant à faciliter la mobilité urbaine à Dakar et environs a été lancé hier à Dakar. Dénommé « MoVe Sénégal– Mobilité Verte » ce projet financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) à hauteur de 5 millions d’euros (environ 3,2 milliards de FCFA), sera mis en œuvre de 2026 à 2028 par la GIZ, va promouvoir une mobilité urbaine durable, inclusive et résiliente dans la région métropolitaine de Dakar.
Il sera mis en œuvre par le Conseil Exécutif des transports urbains de Dakar ( CETUD).

Le projet MoVe Sénégal– Mobilité Verte au Sénégal a été lancé hier à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Élaboré par le Cetud (Conseil exécutif des Transports urbains durables), qui identifie la mobilité active comme un levier stratégique pour améliorer les déplacements urbains, réduire les émissions de gaz à effet de serre et favoriser un meilleur accès aux transports collectifs, ce projet va contribuer à la création d’un environnement plus favorable à la mobilité active à travers trois principaux volets complémentaires. Financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) à hauteur de 5 millions d’euros (environ 3,2 milliards de FCFA), le projet sera mis en œuvre de 2026 à 2028 par la GIZ, va promouvoir une mobilité urbaine durable, inclusive et résiliente dans la région métropolitaine de Dakar. Selon le directeur du Cetud, la mise en œuvre de ce projet vise à faciliter la mobilité urbaine à Dakar et ses environs. « Nous connaissons tous la réalité de nos déplacements quotidiens. La région de Dakar, qui concentre sur moins de 0,3 % du territoire national une part déterminante de la population et de l’activité économique du pays, connaît une croissance urbaine et un taux de motorisation qui s’accélèrent d’année en année. Le réseau viaire est mis sous tension aux heures de pointe, les temps de parcours s’allongent et deviennent incertains. La congestion n’est plus un simple désagrément : elle pèse sur la compétitivité de notre économie, sur la qualité de vie de nos concitoyens, sur la sécurité routière et sur notre environnement », a expliqué Gora Sarr. Face à ce défi, a-t-il fait savoir, l’État du Sénégal a engagé une transformation profonde et cohérente de son système de mobilité : le Train Express Régional, le Bus Rapid Transit – premier BRT 100 % électrique d’Afrique, en exploitation depuis mai 2024 –, la restructuration en cours du réseau de transport en commun, ainsi que de nouveaux programmes tels que le Projet de soutien à la transition vers la mobilité électrique au Sénégal.

Pour sa part, le recteur de l’Ucad, Pr Alioune Badara Kandji a expliqué l’implication de l’Université. Selon le recteur la mise en œuvre de ce projet constitue la preuve de l’esprit de suite qui a animé le ministère des Transports terrestres et aériens, à travers le Cetud, et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, qui concrétisent aujourd’hui, grâce au soutien de nos partenaires allemands, une initiative emblématique de leur conscience des enjeux de la politique urbaine définie par l’État. « Celle-ci fait de la mobilité, de la modernisation des systèmes de transport, de l’aménagement, entre autres, les pieds de soutènement du développement économique, de la qualité de vie et de la transition écologique », a expliqué Pr Alioune Badara Kandji. Ce dernier a justifié la mise en place de ce projet par les conséquence de l’urbanisation galopante. «Face à l’urbanisation galopante et ses corollaires qui ont pour noms agglomération, croissance des déplacements, congestion routière, il urge de trouver des solutions durables pour relever les défis liés à la santé publique, à l’environnement et à la productivité », a justifié le recteur de l’Ucad.

S’inscrivant dans la mise en œuvre du Plan de Mobilité Urbaine Durable (PMUD) ce projet intervient dans un contexte où le secteur des transports représente 64 % de la consommation nationale d’énergies fossiles et contribue à 34 % des émissions de gaz à effet de serre. Selon les données du Cetud, à Dakar, près de 69 % des déplacements s’effectuent à pied, mais les infrastructures piétonnes demeurent insuffisantes, dégradées ou parfois occupées par d’autres usages, limitant ainsi la sécurité et le confort des usagers. Quant au vélo, son usage reste encore marginal, avec seulement 1 % des trajets réalisés par ce mode de transport, tandis que 15 % des habitants en possèdent un, révélant un potentiel important encore sous-exploité pour la mobilité urbaine durable. Ce projet MoVe qui vise à créer un environnement plus favorable à la mobilité active à travers trois principaux volets complémentaires vise quatre volets. Il s’agit du renforcement de la gouvernance et de la planification de la mobilité active, de l’amélioration de l’accessibilité aux transports publics, de la promotion de l’utilisation du vélo.

Mamadou Lamine CAMARA