MONDIAL 2026 -NORVEGE vs SENEGAL (3-2): Haaland crucifie les Lions, le rêve mondial s’effondre
Le Sénégal a pratiquement compromis ses chances de qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 en s’inclinant face à la Norvège (3-2), mardi au MetLife Stadium de New Jersey. Déjà battus par la France (3-1) lors de leur entrée en lice, les Lions enchaînent une deuxième défaite consécutive et se retrouvent dos au mur avant leur ultime sortie contre l’Irak.
Sous une fine pluie, les Norvégiens ont rapidement affiché leurs intentions. Dès la 3e minute, David Wolfe obligeait Édouard Mendy à une parade réflexe sur sa ligne. Le gardien sénégalais, impérial durant toute la première période, a longtemps retardé l’échéance face aux assauts répétés des Vikings.
Mais à force de subir, la défense sénégalaise a fini par céder. À la 43e minute, une mauvaise relance de Kalidou Koulibaly profitait à Marcus Pedersen qui ouvrait le score malgré une intervention de Mendy (1-0). Quelques instants plus tard, le portier sénégalais sauvait encore les siens devant Erling Haaland, auteur d’une frappe sur le poteau puis d’une tête repoussée sur sa ligne.
Menés à la pause, les Lions revenaient avec les mêmes intentions, mais sans véritable changement tactique. Une décision qui allait rapidement coûter cher. Profitant d’une perte de balle au milieu de terrain, Martin Ødegaard lançait parfaitement Haaland qui doublait la mise dès la 48e minute (2-0).
Koulibaly méconnaissable
Le Sénégal réagissait pourtant rapidement grâce à Ismaïla Sarr qui réduisait l’écart à la 53e minute (2-1), redonnant momentanément espoir aux supporters sénégalais. Mais une nouvelle erreur défensive de Koulibaly permettait encore à Haaland de frapper à la 58e minute pour inscrire son doublé et redonner deux buts d’avance à son équipe (3-1).
Comme un symbole de cette soirée cauchemardesque, Édouard Mendy se blessait sur cette action après avoir été le meilleur Sénégalais sur la pelouse. Remplacé par Mory Diaw, il quittait le terrain sous les applaudissements après avoir évité une défaite beaucoup plus lourde.
Malgré plusieurs changements opérés par Pape Thiaw, les Lions ne parvenaient pas à renverser la situation. Ismaïla Sarr entretenait toutefois le suspense en inscrivant un doublé dans le temps additionnel (90+3), avant de manqué l’occasion d’égaliser quelques minutes plus tard sur une tête qui est passée à côté du cadre.
Une défense en pleine dérive
Avec six buts encaissés en deux rencontres, le principal problème du Sénégal saute aux yeux. Longtemps considérée comme la force de l’équipe, la défense affiche aujourd’hui une fragilité inquiétante. Kalidou Koulibaly, habituellement patron de l’arrière-garde, a vécu l’une de ses soirées les plus compliquées sous le maillot national, étant impliqué sur plusieurs situations ayant conduit aux buts norvégiens.
Au-delà des erreurs individuelles, c’est toute l’organisation défensive qui apparaît défaillante. Les espaces laissés à Ødegaard et Haaland ont constamment mis les Lions en difficulté face à une équipe norvégienne particulièrement efficace dans les transitions rapides.
Pape Thiaw sous le feu des critiques
Cette nouvelle contre-performance risque également de relancer le débat autour des choix du sélectionneur. Malgré les difficultés observées lors de la défaite contre la France, Pape Thiaw a reconduit exactement le même onze de départ. Un pari qui n’a pas porté ses fruits.
Le technicien sénégalais est notamment critiqué pour sa confiance maintenue envers certains cadres visiblement en manque de rythme ou de confiance. Les prestations de Koulibaly et de Pape Guèye alimentent particulièrement les interrogations, tandis que plusieurs observateurs estiment que des ajustements auraient dû être opérés plus tôt dans la compétition.
Un exploit désormais indispensable
Avec zéro point après deux journées et une différence de buts de -3, le Sénégal n’est plus maître de son destin dans ce groupe I. Les Lions devront impérativement battre l’Irak par un score fleuve lors de leur dernier match, vendredi, à Toronto (Canada), tout en espérant une combinaison favorable des résultats dans les autres groupes pour prétendre à une qualification parmi les meilleurs troisièmes.
Un scénario qui relève désormais du miracle, tant les marges de manœuvre se sont réduites. Après seulement deux matches, l’ambition d’un parcours historique s’est transformée en lutte pour sauver l’honneur.
Pour une sélection qui nourrissait de grandes ambitions avant le tournoi, ce Mondial 2026 ressemble de plus en plus à un rendez-vous manqué, un véritable fiasco. Vendredi face à l’Irak, les Lions joueront probablement leur dernière carte, mais surtout leur fierté.
Harouna DEME

